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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 08:19
La rue Carnot au début des années 1900 était l'attention des habitants qui prenaient soin à la tenir propre et n'hésitaient pas à prendre leur balai.
Tout ce quartier (et cette rue qui s'appelle dorénavant rue Simon-Tissot-Dupont) a disparu dans la reconstruction du centre-ville, tant à droite (qui est devenu la place Charles de Gaulle et la place de l'église) qu'à gauche (qui est devenu la médiathèque).
Le nom des habitants de l'époque a été rajouté, ce qui permettra à quelques anciens de revoir le secteur de leur enfance, et aux personnes récemment arrivées à Faverges à le découvrir.

 

Le début de la portion sud de la rue Carnot a été appelé Rue Centrale (ainsi dénommée dans le recensement de 1861), il hébergeait de nombreux commerces.
Sur la photo de 1900 des éditions Pittier, de gauche à droite, on peut y voir l'enseigne du notaire Maurice Chatelain au-dessus de sa porte d'entrée, puis la devanture du boulanger Pierre François Revil, l'entrée de l'appartement de Mme Mol épouse Emmanuel Blanc (ancêtre des Dr Mouthon), puis l'étal du drapier Alphonse Fillion (qui deviendra la boutique toujours très achalandée de Maurice et Mme Thonon), et la petite boutique du buraliste Joseph Gruet.
Sur la droite, la façade du Berny, anciennement Brasserie Saint-Jean de Jean Lyannaz, est en réfection et agrandissement. La bâtisse abritait également le cordonnier Georges Bouvard. Actuellement, l'ensemble héberge le restaurant le Lie Vain Lou.
Au-devant de la maison en alignement du cultivateur Lucien Boymond, coulait le biel à découvert.

 

La rue Carnot-sud vers 1900 avec son bassin public utilisé par les lavandières, et la maison Masset à deux étages, sur la place Nicolas-Blanc qui deviendra la place de la Sorbonne (en l'honneur de Jean Cochet qui fut recteur de la Sorbonne à Paris).
On remarquera sur la partie gauche l'escalier qui descend directement sur la rue, de la maison Garin François épicier, et devant leur entrée, les soeurs Perrière Joséphine (née en 1866) et Ernestine (née en 1868), ouvrières en soie à l'usine Stünzi.
Sur le pas de la porte, se trouvent les soeurs Ernestine et Joséphine Perrière.
La partie droite de la carte a subi l'incendie du 24 juillet 2018 qui a détruit 17 appartements. Elle sera prochainement rasée avant une rénovation complète.

 

Pour connaître l'Histoire et le Patrimoine local, adhérez à l'Association.

Un rendez-vous incontournable se tient chaque jeudi de 15h à 17h, salle 101 de la Maison des Associations, place des Combattants d'AFN.
Prochaine réunion le jeudi 8 octobre.


Prendre rendez-vous au 04 50 44 53 27 ou bien au 04 50 44 53 76.

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 08:02

Après une période bénéfique de bonne pluviométrie, les niveaux des nappes phréatiques du mois de mai traduisent une recharge conséquente, avec des niveaux supérieurs à la moyenne sur une grande partie du territoire.

En 2015, on avait constaté sous le pont d'Englannaz que le torrent du Saint-Ruph dévalait son lit comme on ne l'avait jamais vu, au risque d'emporter les piliers du pont lui-même.

Depuis, des travaux ont permis de creuser son lit et d'enrocher certaines parties afin de ralentir le débit de l'eau. Les travaux de restauration de la glière du Saint-Ruph ont débuté fin mai 2018 et correspondaient à la phase 3 du programme engagé en 2015 dans la plaine de Mercier (phase 1), puis à l'entrée du marais de Giez en 2016 (phase 2). L’objectif était de "redonner à la rivière un fonctionnement proche du naturel par la modification des ouvrages artificiels qui avaient été créés en travers du lit de la rivière entre 1955 et 1990."

La rivière est alors curée, le lit abaissé de 40 à 70 cm, les rives élargies et renforcées...

Travaux en aval du pont d'Englannaz (www.Biclou.com)

Digues consolidées en amont du pont d'Englannaz (www.Biclou.com)

Après la période de canicule des mois de juin-juillet 2020, la France pourrait moins souffrir cet été d’un manque d’eau qu’en 2019.

Toutefois, on peut s'apercevoir qu'actuellement à la mi-juillet le torrent du Saint-Ruph a cessé de débiter ses eaux et dévoile sa glière de façon inquiétante, totalement à sec.

Des restrictions d’eau sont déjà en vigueur dans une douzaine de départements de l'ouest français. Tout dépendra maintenant des précipitations des prochaines semaines.

Le torrent du St-Ruph a reconstitué sa glière en comblant les intervalles entre les grosses pierres de consolidation du sol lorsque la pente est un peu plus forte, ou en totalité lorsque celle-ci est moindre.

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 08:00

Selon France Info,

Les électeurs de la commune de Faverges-Seythenex se sont rendus aux urnes le 15 mars 2020 dans le cadre des municipales. Avec un taux de participation de tout juste 48,26 %, on peut légitimement penser que les dernières mesures de précaution vis-à-vis du coronavirus ont incité certains habitants à préférer rester chez eux.

Scores du 1er tour à Faverges-Seythenex

En récoltant 34,29 % des suffrages, Jacques Dalex de la liste ENVIE COMMUNE (classée Dvers Gauche par le Ministère) se retrouve en tête du premier tour des élections municipales, avec 889 votes et 34,29% des votants. La liste UNE ENERGIE NOUVELLE d'Anne-Marie Bernard (classée Divers Centre) a convaincu 33,56 % soit 870 citoyens de la commune. On retrouvera donc au second tour Jacques Dalex, Anne-Marie Bernard ainsi que Marcel Cattaneo (classée Divers Droite). Ce dernier avec RASSEMBLER ET AGIR dépasse le stade du premier tour du fait de 27,54 % des suffrages recueillis et 714 votes.

On note des chiffres plus faibles pour Marc Lachenal (Divers, 4,59 %) avec "LA VOIE de la démocratie" qui a convaincu 119 votants.

Comme pour beaucoup d'élections, plusieurs citoyens ont voté blanc et d'autres ont soumis un vote nul. Dans cette petite ville, il y a eu 1,32 % de votes blancs et 0,87 % de bulletins non valides.

Dans le cadre de l'annonce des différentes précautions de confinement devant endiguer l'épidémie de coronavirus en France, le deuxième tour des élections municipales 2020, qui devait avoir lieu à Faverges-Seythenex, a officiellement été repoussé par Emmanuel Macron.

Exceptionnellement, le second tour du scrutin s'est déroulé le 28 juin à Faverges-Seythenex, comme partout en France, le gouvernement ayant annoncé le report des élections pour raisons sanitaires durant le mois de mars.

Les électeurs Favergiens-Seythenayards se sont plus mobilisés que la moyenne des Français. La commune affiche un taux de participation de 49,05 %, en hausse de 0,79 % soit 48 votants de plus qu'au 1er tour.
Pour le second tour, le taux d'abstention à Faverges y a donc été plus faible que la moyenne en France (60% au niveau national). Il faut donc ici souligner le civisme des habitants de Faverges.

Au second tour des élections municipales

Jacques Dalex de la liste "Envie Commune" est premier avec 38,28 % des voix, soit un gain de 3,99 % et 123 voix de plus. On retrouvera 23 membres de sa liste au conseil.
Anne-Marie Bernard ("Une Energie Nouvelle") est soutenue par 33,86 % des votants, soit un gain de 0,30 % et 25 voix en plus. Le conseil municipal comprendra désormais 6 élus de sa liste.
Le maire sortant Marcel Cattaneo ("Rassembler et Agir") a rassemblé 27,84 % des suffrages, soit un gain de 0,30 % également et 18 voix supplémentaires à l'issue du second tour. 4 places reviennent à sa liste.

L'analyse conduit à penser que les 119 voix de la liste de Marc Lachenal se sont reportées sur celle de l'ancien maire Jacques Dalex, l'aidant à s'approcher des 40 % qu'il espérait atteindre. 

Il ne fait pas de doute que l'épisode malheureux du coronavirus a fortement impacté ces élections municipales 2020, tant l'abstention a été importante qui doit être analysée au niveau national pour trouver une solution éventuelle.

Le maire sortant Marcel Cattanéo perd ainsi 494 voix par rapport à 2014 où il obtenait 1230 votes positifs.
La liste de Jaques Dalex "Divers Gauche" gagne quant à elle 312 voix.

Jacques Dalex avait été maire de 1989 à 2001 en ayant fait deux mandats consécutifs, battant Pierre Losserand à deux occasions, dès le 1er tour la seconde fois en 1995, montrant ainsi le niveau d'appréciation de la part des citoyens dont nombreux sont ceux qui s'en sont souvenus en 2020.

Il ne s'était pas représenté une troisième fois, ce qui avait permis à son concurrent de ravir la mairie en 2001 pour 7 années.

Fier de ses mandats, Jacques Dalex affichait des réalisations multiples toujours en service en 2020, allant de la chaufferie-bois pour toute la population des HLM, à la crèche des petits en passant par les activités périscolaires pour les élèves des classes élémentaires, la salle omnisports pour les sportifs, la maison des associations, la chambre funéraire, et même le ralentisseur devant l'église du milieu du village pour sécuriser les entrées et sorties des cérémonies religieuses, baptêmes, mariages et sépultures, etc ... ... 

En réponse à la question "Pourquoi Marcel Cattanéo a-t-il été défait sans s'en apercevoir ?", France Info publie le schéma illustrant la dette de Faverges-Seythenex par habitant :

Ce qui est évidemment contesté et parfois de façon très virulente par les défenseurs de la municipalité en place.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 09:33

Candidat arrivé en tête :
Jacques DALEX avec son équipe "Envie Commune" - 35 colistiers qui cumulent 61 engagements associatifs en syndicats (12), Soierie (6), Sports (9), Culture (9), Citoyenneté (8), Environnement (8), Social (9=Resto du coeur, Mutuelle, ...)

Ses expériences :

 

Candidate arrivée deuxième :
Anne-Marie BERNARD et son binôme (sic) Jean Claude TISSOT ROSSET - 33 colistiers

Ses expériences :

 

Maire-sortant Candidat arrivé troisième :
Marcel CATTANEO et  une liste de 33 personnes derrière lui (sic C.M.)

Ses expériences :

 

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 07:00

Au début du XXe siècle, 18 débits de boissons sont recensés à Faverges

Actuellement, conséquence du Covid-19, la plupart des commerces non alimentaires ont baissé leur rideau pour un temps indéterminé. Les bars sont des lieux de rencontres importants pour un moment de détente après le travail et pour les amis qui aiment échanger sur la vie locale, les événements mondiaux, et les catastrophes. Au centre ville une terrasse, par beau temps, lors des marchés hebdomadaires et des animations est très fréquentée et procure une agréable ambiance conviviale de voisinage. Pendant la période de confinement que nous vivons, l’inaccessibilité de ces lieux accentue la désertification du centre-ville et les rares piétons sont toujours surpris du calme inhabituel qui règne, avec seulement les clients des boulangeries, des pharmacies et des commerces alimentaires qui attendent leur tour en respectant des distances.

En 1906, dix-huit débits de boisson étaient recensés à Faverges

Chaque rue et hameau possédaient leurs lieux de rencontre autour d'un verre.

Au centre ville : rue Carnot (Adélaïde RANNAUD, Françoise CHAPPELAIN, François JORIS, Maurice TERRIER) et place Carnot (Jules DUPONT), rue Gambetta (Joannès RICHARD, Théophile SUCRE, Cyrille NEYRET), rue Nicolas Blanc (François RULLAND), rue Victor Hugo ( Pierre BAL, Joséphine JOGUET, Louis DUSSOLLIER), avenue de la Gare (Joséphine PORTIER), rue de la République (Péronne MONNET DOUCET, Virginie BLAIN, Auguste PORTIER, Louis SAVOYEN), l'actuelle place des combattants d'AFN.

Dans les hameaux de Favergettes, Vesonne, le Villaret, Verchères et Frontenex, ces lieux publics rassemblaient la population. Les veuves de guerre avaient l'autorisation d'ouvrir un bar dans une salle de leur maison, en rez de chaussée.

Un limonadier (François GUIGON) et un marchand de vin (François CHEVRIER) étaient établis à Faverges dont la population était de 2 258 habitants, dont 31 étrangers à la commune.

Des bars de cette époque sont encore en activité : Les Deux Savoie, Hôtel de Genève, Hôtel du parc, Brasserie Saint-Jean, Bar de l'Hôtel de ville, Bar du PMU...

(Propos recueillis de Jeanine Lachenal, Michel Mollard et Bernard Pajani par Marité Martinet.)

La Brasserie Saint-Jean en 1927, debout au centre le propriétaire, M. Lyannaz.

Au XXIe siècle, elle est devenue le Berny qui est en train de se transformer à son tour en un futur restaurant.

Crédit photo : © collection Bernard Pajani

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 09:36

Ces latrines construites en extension de la maison des Capucins en 1786 par les sieurs RAUCAZ au bénéfice de la Confrérie du St Sacrement de l'église de Faverges, maison ayant appartenu successivement à Antoine CHAPELLE puis au sieur Balthazard DIDELLE, a subi une rénovation complète en 2019, par les soins de la municipalité de Faverges qui s'en est portée acquéreur en 2015-16.

 

Le mystère de la Tour bâchée est enfin dévoilé :

 

Question : Quelqu’un de célèbre y a dormi !?

Célèbre, non ! Mais les Capucins venaient chaque année habiter la maison attenante durant une quinzaine pour y faire une retraite d'où le nom de "maison des Capucins" sur la mappe de 1732.

C'était devenue la maison de la "Belle Jardinière" de la famille de Reine Fossorier et Gleb Tchineny.

 

 

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 08:33

Maître Jean Baptiste (16 août 1657 - 5 janvier 1730) fils de feu Me Jean Aymé COCHET est le père de Jean Cochet dont le nom a été donné à une rue de Faverges. Il est Bourgeois d'Annecy et par ailleurs prieur de l'église paroissiale de Faverges.

Notaire ducal royal par patentes royales du 17 mars 1689, à 32 ans et demi, il a été aussi commis au banc à sel de Faverges, responsable de l’approvisionnement, du stockage et de la vente du sel en gros aux regrattiers qui vendent le sel aux gabellants de la communauté.

Dans son testament du 18 janvier 1728, il lègue une somme d'argent à ses honorables filles Marguerite, Claudine et Philiberthe, et ses biens à ses deux fils Spectable Claude et Révérend Sieur Jean.

Honorable Marguerite Cochet est mariée à Discret François De Lhospital de la ville d'Ugine, Honorable Claudine est l'épouse du notaire collégié Me Joseph Audé de Faverges, Honorable Philiberthe convolera en justes noces en septembre de la même année avec Spectable François Losserand, Bourgeois d'Annecy et avocat au Sénat de Savoie.

Ses fils Spectable Claude Cochet est avocat au Sénat de Savoie, et Révérend Sieur Jean Cochet bachelier de Sorbonne est professeur de philosophie au Collège des Quatre Nations de Paris, établissement fondé en 1661 par Mazarin et qui deviendra l'Institut de France en 1795.

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Testament nuncupatif de Me Jean Baptiste fils de feu Me Jean Aymé COCHET

L'an mil sept centz vingthuict, et le dixhuictième jour du mois de janvier après midy à Faverges dans la maison de Me Jean Baptiste fils de feu Me Jean Aimé COCHET notaire natif et habitant dudit Faverges bourgeois d'Annecy par devant moy notaire et tésmoings éstably en sa personne ledit Me Jean Baptiste COCHET lequel de son gré éstant dans une parfaicte connaissance d'esprit a faict son dernier testament nuncupatif soit disposition de dernières volontés qu'il a requis jedit notaire soubsigné de rédiger par éscript pour servir de mémoire à l'advenir à la forme que sensuit en premier s'éstant muny du signe de la Saincte Croix disant in nomine Patris filii et spiritus sancti Amen après avoir recommandé son âme à Dieu, à la très Saincte Trinité, à la glorieuse vierge Marie, et à toutte la cour céleste qu'il supplie humblement d'intercéder envers Dieu pour le repos de son âme laquelle éstant séparée de son corps, il veut et ordonne sondit corps êstre ensevely au cymittière de l'église parroissiale de Vieu sous ledit Faverges au tombeau de ses prédécesseurs, ses funérallies êstre faictes à la discréssion de ses héritiers cy-après nommés lesquels il charge de faire mettre sur le maîstre autel de l'église de Sainct Pierre dudit Faverges deux chandelles, deux autres sur le banc accoutumé, et quattre autres sur l'autel de la confrérie des pénitents dudit Faverges pesantes chacune demy livre poid dudit Faverges pendant l'office qui se fera par ladite confrérie après son décès quattre desquelles chandelles seront retirées par le procureur de la parroisse dudit Faverges et mises en la sacrestie et les quattre autres par le sacristain de ladite confrérie, plus charge sesdits héritiers de faire célébrer trois grandes messes de requiem en l'église dudit Vieu, les trois jours après sa sépulture, et au cas que ledit testateur vienne à décéder audit Annecy il veut êstre ensevely dans l'église qui sera choisie par sesdits héritiers ; item donne et lègue à l'hôspital dudit Faverges 40 livres de Savoye payables par sesdits héritiers aux procureurs dudit hôspital un mois après son décès applicquable ladite somme à la réparation des licts dudit hôspital soit pour en achepter des couvertes et des drapt ; item veut et ordonne qu'après sa sépulture soit faicte une ausmone aux pauvres qui se présenteront, et qu'il leurs soit délivré à chacun un sols jusques en concurrence de la somme de 10 livres ; item donne et lègue par préciput, et prérogative à Spectable Claude COCHET son fils advocat au Sénat soit de ses héritiers cy-après nommé tous les effects mobiliaires en quoy qu'ils puissent consister, et en quels lieux qu'ils se treuveront appartenantz audit testateur lhors de son décès, comme encore tous les bestiaux de quels espèces qu'ils soient ; item touttes les rentes et obligations passés en faveur dudit testateur à la réserve de la rente deue audit testateur par François et Jean François PREUD'HOMME et Charles DUBOUZ DEBOLOZ reçeüe par Me Joseph COCHET notaire des an et jour y contenus qui restera dans la masse héréditaire ; item donne et lègue par préciput comme dessus audit Spectable Claude COCHET les minuttes, expéditions d'icelles, ésmolluments, labeurs et tabellion qui se treuveront êstre deubz audit testateur lhors de son décès non comprins dans lesditz effectz mobiliaires, les cuves, tonneaux, et pressoirs qui resteront aussy dans ladite masse héréditaire sans déroger par le susdit légat à l'institution qui sera faicte cy-après, et veut et entend ledit testateur que moyennant le susdit préciput ledit Spectable Claude COCHET paye et déslivre à Rd Sieur Jean COCHET prêtre bachelier de Sorbonne et professeur de philosophie au Collège des quattres nations à Paris son frère autre fils dudit testateur la somme de 500 £ivres payables l'hors que ledit Rd Sieur COCHET se repatriera et résidera au pays soit dans le présent diocèse de Genève laquelle somme tiendra lieu et place de sa part desditz effectz mobiliaires ; item donne et lègue à honorable Claudine COCHET sa fille femme de Me Joseph AUDÉ notaire collégié bourgeois d'Annecy la somme de 100 £ivres payables deux années après le décès dudit testateur, et moyennant le présent légat et la constitution à elle faicte par le contract dottal qu'elle a passé avec ledit Me AUDÉ receu par Me Joseph COCHET notaire des an et jour y contenus par lequel elle a ésté désjàz suffisamment portionné suivant les facultés dudit testateur, il la prive, déjette, et exclud de tous ses autres biens la faisant en ce son héritière particulière et c'est pour tous et un chacuns ses droictz paternels et part d'augment légitime autres généralement quelconques qu'elle pourroit prétendre et espérer en l'hoirie de sondit père ; item donne et lègue ledit testateur à honorable Marguerite COCHET son autre fillie femme de Me François De LHOSPITAL d'Ugine la somme de 400 livres payables dans deux ans après le décès dudit testateur pour tous et un chacuns ses droictz paternels part d'augment légitime et autres généralement quelconques de tous lesquels aussy bien que de tous ses autres biens il la prive, déjette, et exclud tant au moyen du présent légat que de la constitution à elle faicte par le contract dottal qu'elle a passé avec ledit Me De LHOSPITAL receu par Me Joseph AUDÉ notaire des an, et jour y contenus par lequel elle a ésté suffisamment dottée la faisant en ce son héritière particulière ; item donne, lègue à honorable Philiberthe COCHET son autre fillie la somme de 3000 livres, un habit complet neuf soit pour la valleur d'iceluy 120 £ivres avec semblable trossel que celuy porté par le contract dottal de ladicte honorable Marguerite COCHET, oultre les menus linges, et habitz journalliers de ladite Philiberthe lesquels il luy lègue pareillement avec un coffre bois noyer deuement ferré, et fermant à la clef soit 16 £ivres pour la valeur d'icelluy, et c'est pour tous et un chacuns ses droictz paternels, part d'augment, légitimes, et autres payables ledit légat lhors qu'elle viendra à convoler au sainct sacrement de mariage ou se faire religieuse, scavoir 1000 livres une année après ledit convolat ou qu'elle aura faict profession, autres 1000 livres l'année suivante et finallement les autres 1000 livres une année après ledit second terme et ledit trossel avec ledit coffre, et lesditz habitz, et linges menus et quotidiens (*) le jour de la célébration des nopces ou de son entrée en religion au moyen de tout quoy il la prive, déjecte, et exclud comme dessus de tous et un chacuns ses autres biens la faisant en ce son héritière particulière, et jusques à ce que ladite Philiberthe COCHET soit mariée ou religieuse ledit testateur veut et ordonne qu'elle soit entretenue tant de vivres que de vêstements honnêstement suivant sa qualité par sesditz héritiers dans la maison dudit testateur, et venant à ne pouvoir pas compatir avec sesdits héritiers soit l'un d'eux, il luy donne, et lègue la pention annuelle de six couppes de froment, et six sommées de vin rouge mesure de Menthon, et la somme de 100 livres payables par sesditz héritiers scavoir la moitié incontinent après ledit cas arrivé, et l'autre moitié six mois après, et ainsy continuer annuellement à semblable terme jusques à son éstablissement ; item donne et lègue à honorable Charlotte VIOLLET sa chère éspouse, la pention annuelle de 10 couppes de froment mesure dudit Faverges, beau net, et recepvable, et 10 sommées de vin rouge mesure de Menthon franc et clair au choix de ladite VIOLLET, et la somme de 100 livres payables annuellement à chaque feste de sainct André appôstre à commencer à celle qui suivra immédiatement le décès dudit testateur, et ainsy continuer annuellement pendant la vie naturelle et viduelle de ladite VIOLLET à laquelle outre ce qu'il lègue l'usage du poille de la maison dudit testateur situé audit Faverges, et de tous les meubles qui s'y treuveront lhors du décès dudit testateur, ensemble l'usage du feu dans la cuisine de ladite maison avec sesditz héritiers, et des ustencilles, et autres meubles de cusine qui luy seront nécessaires comme encore la jouissance du cellier existant soubz ladite cuisine, et de deux tonneaux cappables, et qui puissent contenir ladite quantité de vin, et au moyen du susdit légat ledit testateur veut que sesditz héritiers soient entièrement acquittés des intérêsts des droictz dottaux, et augment de ladite VIOLLET laquelle exigeant ledit légat elle ne pourra faire aucune demande desditz intérêstz ny se prévalloir du contenu de l'acte reçeu par Me Tissot notaire collégié le dixième may 1726 passé par ledit Me COCHET en faveur de ladite VIOLLET ; item ledit testateur ayant ésté interrogé et exhorté par jedis notaire de donner et laisser quelques choses aux hôspitaux respectivement et congrégations de la charité du présent lieu, et province, et aux hospitaux des Sainctz Maurice et Lazare a dict, et déclare n'en vouloir faire autre légat que celuy qu'il a faict cy-dessus à l'hospital dudit Faverges ; item donne, et lègue à tous autres prétendants droict en son hoirie à chacun d'eux la somme de cinq sols payables lhors qu'ils en justifieront, et moyennant ce les prive, déjette, et exclud de tous ses autres biens les faisantz en ce ses héritiers particuliers, et comme le chef de tous testaments est l'institution héréditaire, à cette cause ledit testateur a faict, et institue ainsy que par le présent il institue, et nomme de sa propre bouche pour ses héritiers universels en tous ses autres biens desquels il n'a cy-dessus disposé scavoir ledit Spectable Claude COCHET, et ledit Rd Sieur Jean COCHET ses deux fils par égalle part, et portion, et substituant ledit Spectable Claude COCHET audit Rd Sieur Jean COCHET son frère voulant et prétendant en oultre ledit testateur que ledit Spectable Claude COCHET jouisse pour le tout des fruictz et ususfruictz des biens dudit testateur pendant que ledit Rd Sieur Jean COCHET restera absent du présent pays sans qu'il soit tenu et obligé de luy en rendre aucun compte en payant néantmoins par ledit Sieur Claude COCHET les charges, et impositions auxquels lesditz biens peuvent êstre astraints, et maintenant les bâstiments d'iceux par lesquels sesdits héritiers il veut, et entend ses debtes et légat êstre payés sans figure de procès, et la volonté accomplyte comme il l'a cy-dessus ordonné, et qu'il ordonne encore cy-après car il veut encor que lhors du payement des 400 livres cy-devant légués à laditte Marguerite COCHET elles soient applicquées en fond asseuré, et que venant sesdits héritiers à procéder à partages des biens à eux délaissés ledit Sieur COCHET conférerat et mettra dans la masse héréditaire les biens confinés en son tiltre clérical ou du moins que ledit Spectable Claude COCHET en prélèverat une semblable quantité avant que procéder auxditz partages cassant révocquant, et annullant tous autres testaments, codicilles, et donnations à cause de mort qu'il pourroit avoir cy-devant faict voulant, et ordonnant que le présent soit son dernier testament nuncupatif soit disposition de dernière volonté, et qu'il vallie comme tel ou du moins par droict de codicille, donnations à cause de mort, et par tous autres mellieurs moyens que de droict il pourra mieux valloir priant les tesmoings cy-après nommés par luy conneus, et appellés de sa part d'estre mémoratifs du contenu au présent pour en porter tésmoignage de vérité au besoing. Faict, et prononcé audit Faverges dans laditte maison, présents Rd Sieur Jean François fils de feu Jean François Remondier recteur de sadite confrérie, le sieur François Nicolas fils de feu Jean Dornet, Me Claude François fils de feu Me Jean Burdet, Jean Pierre fils de feu Charles Guygoz tous quattre natifs et habitans dudit Faverges, Me François Joseph fils de feu Me Henry Demaisons bourgeois et habitant dudit Annecy, honorable Noël fils de feu Laurent André natif de la paroisse de Vieu habitant audit Faverges maître menuisier, Dominique fils de feu Jean Duport natif de Termignon en Maurienne habitant audit Faverges, et Jacques fils de feu Michel Arnaud natif et habitant dudit Termignon tous huict tésmoings requis qui ont signés sur la minutte avec ledit testateur sauf ledit Guygoz qui n'a sceu signer enquis

(*) et ledit habit neuf complet soit laditte somme de 120 livres pour la valleur d'icelluy (ut supra)

(**) par sesdits héritiers (ut supra)

et jedis notaire soussigné requis qui ay fais écrire le présent double pour le tabellion par le dit Me Claude François Burdet, l'ayant écrit moi-même sur ma minute laquelle contient cinq feuillets les signatures, et mon procès verbal compris, lesquels feuillets sont les cinq premiers de madite minute.

[Tabellion 1728_6c322_f°6_vue 39 notaire royal collégié Michel Buttin]

 

 

 

 

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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 07:38

Merci à Georges B. pour cet excellent article mettant à l'honneur l'Histoire telle qu'elle doit être et devrait être.

Que l'affabulateur se dénonce lui-même !

 

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 14:57

C'est l'occasion de réviser quelques abréviations.

Le 20 février 1691


Accensement pour R(évéren]d M[essi]re François NYCOLLIN prestre premier chanoine régulier de l'ordre de Sainct Augustin au prieuré de Vieux soubz Faverges


en qualité de Chanoine Albergataire des R[évéren]ds Seigneurs Doyen, et Chanoines de l'insigne église collégialle de nostre Dame d'Annessy, par acte de M[aîtr]e Berthod notaire,


à M[aitr]e Louys fils de feu hon[nêt]e Laurent PREVOST chyrurgien de Faverges


scavoir une pièce de vigne situé au vignoble dernier (=derrière) ledit Vieux lieud. à la Chinalettaz contenant environ 15 fossorées *
pour le temps et espace de 6 ans entiers et sécutifz


soubz la cense annuelle de 50 florins, 4 sommées de vin noir pur franc cappable et recepvable qui proviendrat de lad. vigne, et une charretté de sarment cappable et recepvable
aux termes suivantz, lad[i]te charretté de sarment au mois de mars lhors de la p(u)aison (mot inconnu) de lad[i]te vigne, et led. argent avec led. vin à chaque jour 8e décembre le tout portable et rendable aud. Vieux dans la maison presbitéralle dud. Sieur Admodieur à debvoir commencer le premier payement au mois de mars proche venant


soubz les conditions suivantes
scavoir que led. Me PREVOST admodiataire sera tenu ainsi que faire il promet par semblable serment et obliga[ti]on que dessus bien labourer cultiver, et endruger (=mettre de l'engrais) lad[i]te vigne, y faire autant de provents que faire se pourrat, iceux dheuement fumer et peysseller et g[énér]alement faire faire en lad[i]te vigne touttes les labeurs requises et nécessaires en bon père de famillie ; le tout ainsy entre lesdittes parties a esté très expressément convenu et arresté


Soubz et avec touttes dheues promi[ssi]on, serment respectivement presté


Scavoir led. Sieur Admodieur manu ad pectus ecclesiasticorum more, et led. M[aitr]e PREVOST sur les sainctes de Dieu escriptures entre les mains de moyd. nottaire soub[sign]é


Faict et passé au lieu de Vieux dans la chambre dudict Sieur admodieur.

P[rése]ntz hon[ora]ble Fran[çois]  Nicolas fils de feu Charles Bachollet, hon[ora]ble Jean Louys fils de feu Jean Pierre Missillier tous deux marchands dudict Faverges et hon[ora]ble Phillibert fils d'hon[ora)ble Humbert Vulliet dudict Vieux habitant à Marcier parroisse de Vieux

Signé Mre Nycollin admodieur, L.Prévost admodieur (sic), Philibert Vulliet, N. Guygon not[ai]re


* la fossorée = surface de vignes ou jardins bêchée avec le fossoir (sorte de bêche) en une journée par le paysan soit environ 4 ares.
[74123 Notaire ducal Guygon Noel_2E2634_1691-02_f°085]

 

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 06:00

La fête du pain noir «Lo Pan Ner»

Dès le samedi 20 octobre, un livre sur les fours communaux sera disponible lors de la fête du Pain Noir «Lo Pan Ner», le pain noir en dialecte valdotain. Depuis 2016, la vallée d’Aoste organise, en octobre, de nombreux événements autour des fours traditionnels de villages et du pain noir. La prochaine édition aura lieu en octobre prochain. Elle se déroulera également dans les Bauges et en Suisse. Pour la première fois la commune de Faverges-Seythenex s'associera à l'événement coordonné par le PNR des Bauges.

Un livre sur les fours communaux

Depuis plusieurs années, Bernard Pajani collecte les infos sur les fours de la commune. Il en a recensé 22. Certains sont très bien entretenus et sont gérés par des associations qui en font un lieu de rassemblement convivial pour certaines occasions en cours d'année, autour d'une fournée.

La sortie de l'ouvrage est imminente et le documentaire, illustré de photos et divers documents sera bientôt disponible. L'ancien instituteur, assidu des archives départementales et documents anciens, où il puise ses sources, y présentera sa bibliographie déjà dense. Des publications de la section de généalogie de l'association Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy seront également présentés. Elles constituent une grande richesse pour les passionnés de généalogie et histoire locale. Ces publications sont disponibles à l'achat et également consultables lors des permanences de l'association, dans les grandes surfaces commerciales et à l'Office de Tourisme de Faverges.

Courriel phila.faverges74@wanadoo.fr site http://pajani.bernard.over-blog.com/

Pour préparer et échanger autour de cette manifestation, une réunion d’information a lieu à la médiathèque le samedi 2 juin à 11h. Vous avez des idées, des propositions pour faire vivre, le temps d’un week-end, les fours traditionnels ou mettre en valeur des savoir-faire, n’hésitez pas à venir les partager !

___________________________________________________________________

Les fours et le pain noir

De nombreux villages de la Vallée d’Aoste possèdent au moins un four communal. Autrefois, les familles venaient y cuire, à tour de rôle, leur pain de seigle pour leur propre consommation, en général une fois par an, au début de l’hiver.

Un pain simple, composé de blé et de seigle, peu levé, adapté à l’alimentation des familles qui se retrouvent isolées pendant les longs mois d’hiver.

Le traditionnel pain de farine de seigle est parfois agrémenté de châtaignes, de cumin ou de fruits secs.

Consommé frais, il dégage une délicieuse odeur mais autrefois, on pouvait le conserver pendant des mois entiers sur des râteliers en bois appelés “ratelë”. Pour couper ce pain, on utilisait et l’on utilise encore de nos jours, un outil spécial, une sorte de guillotine appelée la « copapan ». Avant de le consommer, il fallait le faire revenir dans du bouillon ou du lait chaud ou bien le faire tremper dans le jus de cuisson de la viande. Un aliment longue conservation, fait pour résister à l’épreuve du temps, comme de nombreux plats traditionnels de la Vallée d’Aoste.

Certains fours ont été restaurés et sont encore utilisés de nos jours. Véritable facteur de cohésion pour les habitants des villages, ils sont également un bon moyen de faire perdurer les traditions locales.

Tous les fours des villages concernés par cet événement sont géolocalisés sur le “site de la manifestation” : http://www.lopanner.com

 Bon de souscription à télécharger

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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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