Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:00

Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy

Sur Faverges (Haute-Savoie), il existe maintenant une association de recherches historiques et de publication de brochures sur l'histoire locale, qui porte son propre nom :

"Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy"

siège : 24, chemin de Pré la Dame - 74210 FAVERGES

09 51 70 80 06

dont la devise est

"Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va"

Outre les traditionnelles missions qu'elle s'était données (Philatélie, Cartophilie, Généalogie, Photos anciennes ...), l'Association a décidé d'accroître son audience en mettant en valeur les domaines de l'Histoire et du Patrimoine, dans son titre, afin de faire valoir ses nombreuses recherches dans les archives communales, départementales, d'associations académiques et nationales.

Un blog sur lequel il faut vous inscrire pour être tenu au courant de l'activité de l'Association :

http://phila.faverges74.over-blog.com/

Le dernier article paru est le contrat de Mariage établi en 1622 d'un habitant de Faverges avec une habitante de Seythenex, afin de montrer que des liens unissaient déjà ces deux communes depuis 400 ans, voire des siècles :

http://phila.faverges74.over-blog.com/2016/02/un-mariage-faverges-seythenex-en-1622.html

--------------------------------------------------------------------------

  Déconnexion ou déconnection

(mise à jour le 06 mai 2013 - jour anniversaire)

Chambre-a-37000-euros.jpg

Dictionnaire Larousse :

  déconnecter : verbe transitif :

 

Démonter un raccord fixe ou flexible branché sur un appareil, une tuyauterie, défaire une connexion électrique ; débrancher.

Rompre le rapport qui existait entre des personnes, des choses, les séparer : "Longues habitudes qui avaient déconnecté les enseignants de la vie réelle."

 

Attention : ce n'est pas parce que le verbe s'écrit avec « -ct- »que le substantif s'écrit de même. Ne pas faire de rapprochement avec le mot anglais « connection », comme dans l'expression de l'empire américain de la drogue, la « French connection »

"Connection" est une chanson du groupe anglais The Rolling Stones.

 

Dictionnaire de la langue française :

  déconnexion : nom féminin. Sens : Fait de déconnecter. Son résultat.

 

En anesthésiologie : Rupture provoquée des liaisons entre les différentes fonctions du système nerveux végétatif.

En technologie : fait de déconnecter, de défaire une connexion, de séparer deux éléments joints.

 

Dictionnaire de l'Académie française :

   Même si le mot « déconnexion » ne s'y trouve pas, on peut utiliser le mot « connexion » et comprendre que son antonyme en est l'inverse.

  déconnexion : nom féminin.

Au XIVe siècle, au sens de « relation, rapport étroit ». Emprunté du latin con(n)exio, « lien, enchaînement ».

1. Le fait d'être connexe. On ne voit pas la connexion de ces deux idées. La police soupçonne une connexion entre les deux attentats.

2. Technologie. Liaison entre des conducteurs, des organes ou des machines. Mettre un récepteur en connexion avec un générateur.

Ainsi, « déconnexion » est le fait d'être séparé d'une ou plusieurs choses du même genre.

 

*****************************

Remarque : une erreur courante consiste à écrire connection au lieu de connexion,

(voir la bonne orthographe sur l'ouverture du site d'Over-Blog)

Connexion.jpg

et ainsi donc déconnection au lieu de déconnexion.

Deconnexion-CPCGF.jpg

Deconnexion-Pajani-Bernard.jpgUtiliser l'un pour l'autre est un abus d'usage, comme le fait le Grand Robert dont l'utilisation n'est pas en accès gratuit sur internet (149€ par téléchargement).


*****************************

Or, en ce 6 mai 2013, on trouve toujours, dans la presse, des journalistes qui emploient le mot erroné. Sans doute, ne lisent-ils pas "Le Monde [au 19/04/2013 par Marlène Duretz]", ce qui aurait pu (et dû !) les éclairer !

BFMTV-du-6-mai-2013-par-Samuel-AUFFRAY.jpg


[copie d'écran de BFMTV du 6 mai 2013 par Samuel AUFFRAY]

à lire aussi l'article sur http://0z.fr/QrZcK

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 11:00

En histoire plus qu'ailleurs, la fiabilité des sources est capitale et doit être un des premiers soucis, si ce n'est l'obsession première de tout chercheur. À tous les niveaux, tout doit être vérifié. Une erreur peut se glisser partout, dans un commentaire verbal, dans une brochure d'association, dans un compte-rendu d'interview, dans un livre ou une base de données. À tout chercheur, à tout historien de le savoir et de toujours faire preuve de défiance, tant vis-à-vis d'un autre chercheur que d'un acte ou écrit officiel.

En outre, ce n'est pas parce que l'information se trouve sur Internet ou dans un livre que cette information est garantie ! N'importe qui peut décider de publier un livre, une brochure en l'éditant ''à compte d'auteur'' ou par une association, autrement dit en payant un imprimeur qui le fabriquera sans vérifier son orthographe ni son contenu.

Bien des publications des siècles précédents, volontiers complaisantes, faisaient état de renseignements non prouvés et, qui plus est, bien souvent en se copiant les uns les autres.

Un ouvrage sérieux se doit de citer ses sources de façon précise (avec, pour les documents d'archives, l'indication de leur lieu de conservation et de leur cote afin de pouvoir s'y reporter). Il en est de même dans le texte d'un chercheur publié dans le bulletin d'une association, y compris – même si c'est plus rare – dans une publication généalogique.

Quand la source indiquée devient uniquement un bulletin d'association lui-même, sans aucune indication du document original qui a permis à cet historien intermédiaire de développer son argumentation, on tombe dans le flou absolu. Cet historien peut être un chercheur débutant, qui fera des progrès, mais dont les recherches, en leur état, peuvent contenir des erreurs, à commencer par des erreurs sur les lieux, les patronymes, mal identifiés par quelqu'un manquant d'expérience en paléographie - ou en histoire -, sans connaissance non plus du latin.

Habituellement, un bon chercheur, un bon historien indique non seulement les références précises de ses informations (dates et lieux des événements ou actes) mais aussi et obligatoirement il doit en donner les cotes d'archives.

Beaucoup de bases de données ont été réalisées dans les années 1980, à partir de dépouillements menés dans le cadre de contrat TUC (travaux d'utilité collective), par des jeunes souvent très peu ou très mal formés, qui ont mal lu les documents, et dont les relevés n'ont pas été contrôlés. Plus récemment, on a pu trouver une « honorable » qui était devenue une « honble » par méconnaissance de la paléographie, sans compter les innombrables erreurs de transcription qui sont une des conséquences de la transformation de la culture en commerce touristique : il faut terminer au plus tôt, sans vérification approfondie mais aussi sans étude comparative.

Exemples de documents posant problème :

La S.S.H.A. supprime les sources des renseignements, et se contente d'une bibliographie (il est impossible de travailler à partir d'un document ... il faut refaire le propre travail de l'auteur).

Des thèses d'étudiants pourtant très documentées (Christophe Tonin, Catherine Brun ...) ont fait de nombreuses références à des bulletins d'association locale (c'est l'histoire de l'homme qui a vu l'homme ... qui a vu l'homme ... qui a vu l'ours !).

L'erreur répétée par deux ou plusieurs cousins sur Geneanet ne donne pas une certitude (il revient à chacun de revenir aux sources pour éviter de se laisser embarquer sur une fausse piste ! d'où les erreurs sur les CARTIER de Doussard et les RULLAND de Montmin)

Le copiage est synonyme de pillage : les 7 erreurs d'Henri Baud sur le plan de Faverges auraient dû être corrigées et non décuplées par des ajouts étranges !

L'Eau morte traverse Faverges depuis le Villaret, puis les villages de Giez et Doussard.

L'Eau morte traverse Faverges depuis le Villaret, puis les villages de Giez et Doussard.

Ainsi faire référence à un seul ouvrage, tel celui de Constantin-Désormaux pour indiquer que le torrent de Saint-Ruph s'appelle ''la Glière'', confondant le ruisseau (objet liquide) et le lieu de ''la Glaire'' (objet solide) est une faute ! Tous les auteurs, même ces deux patoisants, sont unanimes à désigner ''la glière'', comme étant la grève graveleuse sur laquelle se déposent les cailloux, galets et sables en bordure d'une rivière, quel que soit son nom.

L'avoir fait inscrire dans le marbre caractérise la ''réflexion limitée'' du grossier personnage, qui n'est pas à un abus de langage près.

Le but hagiographique de l'individu ne fait aucun doute !

Le Saint-Ruph / Eau morte reprend son nom !

Le Saint-Ruph / Eau morte reprend son nom !

Il ne faut pas attendre longtemps avant que la vérité ne se fasse jour rapidement !

Tel cet article de l'Essor Savoyard du jeudi 29 octobre 2015, car la page ne sera jamais tournée, les erreurs ayant été inscrites dans le marbre ! Il convient donc d'y revenir sans cesse, à chaque parution d'un nouvel élément.

La Glière du mimi du dur à cuire
La Glière du mimi du dur à cuire

Le romanichel patoisant vient encore apporter de l'eau à notre moulin en publiant lui-même un document relatant le caractère de " lieu précis n'ayant aucune relation avec la limpidité d'une quelconque eau", puisqu'il est question du lieu où paissent les moutons, chèvres ou brebis : "dans les broussailles du torrent de Saint-Ruph, à la Glière, près du pont de Lachat".

Il est encore une fois, de plus sous sa plume, d'une évidence caractérisée qu'il s'agit bien d'un lieu et non du 3e nom du ruisseau.

Il est vrai que, ne s'occupant que de romanité et non d'histoire locale, on ne peut pas prétendre connaître Faverges.

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:51
Mauris fils de feu François  EMIN signe en 1681
Mauris fils de feu François EMIN signe en 1681

Le Favergien Mauris EMIN

Le fondeur de cuivre au bord de l'Eau morte Mauris EMIN

" Le 17e mars 1686, Honorable Mauris fils de feu honorable François EMIN maistre fondeur de cuivre de la présente ville de Faverges

loue ses terres à Jean DEGLAISE, de Glaise

" lequel de son bon gré pour luy et les siens accense et admodie au mellieur moyen que admodiation faire se peut et doibt à honneste Jean fils de feu Jacques DEGLAISE dit MARION et à Jean Baptiste DEGLAISE MARION son fils du village de Glaise parroisse de Vieuz présentz et acceptants pour eux et les leurs et à chesqu'un deux seul pour le tout sans division d'action ny ordre de discution au bénéfice duquel ils renoncent avec serment

Les terres sont situées à Seythenex et comprennent une maison et une grange, leurs dépendances, des prés et des terres, le tout bien connu des parties, sauf le pré Nouvel

" scavoir tous et un chesqu'uns les biens audict admodieur appartenants dépendants de son grangeage existant riesre la parroisse de Setheney consistants tant en maison grange bouvé places appartenances d'icelles prés terres teppes bois communs qu'aultres généralement quelconques et conformément lesdictz admodiataires ont cy devant tenu dudict admodieur à la réserve de praz Nouvel qui n'est au présent compris jouxte des biens sus accensés leurs vrays confins et situations icy tenus pour exprimés que les parties déclairent bien scavoir fondz droictz appartenances et despendances entrées sorties universelles et singulières,

La location est prévue pour six années entières

et c'est pour le temps et terme de 6 ans entiers et séquutifs désjaz commencés à la sainct Michel proche passé et par tel et semblable jour lesdictz six ans expirés et révollus debvoir finir tellement qu'ils feront six prises entières et sécutives

Le prix à payer consiste en diverses céréales et en argent à payer chaque année à la St-André

" soubz la cense annuelle de 20 cartes froment, 24 cartes orge, 10 cartes seigle, 2 cartes pois, le tout bon beau cappable et receptable mesure de Faverges et 21 florins monoye de Savoie et laquelle cense annuelle de 20 cartes froment, 24 cartes orge, 10 cartes seigle, 2 cartes pois, et 21 florins argent ont promis et promettent lesdictz père et fils admodiataires par foy et serment et soubz l'obligation de leurs personnes et biens présentz et futeurs qu'ils se constituent l'un pour l'aultre et un chesqu'un deux seul principal et pour le tout sans division d'action ny ordre de discution au bénéfice duquel ils renoncent avec serment solidairement tenir payer audict admodieur ou es siens tous les ans au jour et feste de sainct André Appostre à debvoir commencer le premier payement à la sainct André Appostre prochain et ainsy debvoir continuer tous les ans audict terme jusques en fin et expiration desdictz six ans à peyne de tous despens dommages et intérestz

La condition impérative est d'entretenir le bien en ''bon père de famille''

" soubz les conditions suivantes et premièrement que lesdictz admodiataires seront tenus ainsy que faire ils promettent par semblable serment et obligation solidaire que dessus bien labourer, cultiver et endruger lesdictes terres et y faire tous les ans touttes les labeurs requises et nécessaires en bon père de famille, tous cas donnallie, de droict et de costume réservés, rendront en fin desdictz six ans touttes les terres labourables dheuement soubmardées à la réserve du champ de Perrouset et d'un quarteron de terre situé lieudict à la Verdannaz, ne distrairont aucune pastures prouvenants des biens sus accensés au contraire les feront consummer dans la grange soit bouvé dudict admodieur pour le fien soit fumier en provenant, estre employé aux terres sus accensées et tousjours aux lieux plus requis et nécessaires,

Il leur est fait interdiction de couper des arbres verts ou secs

" ne leur serat permis de coupper ny détroncquer aucuns arbres verdz ny secz sans le sçeu et consentement dudict admodieur sauf le feullierige accostumé, maintiendront les bastimentz en bon et d'heubt estat et y employeront aux couvertz d'iceux tous les ans tous les cluyes qu'ils feront à tous .... et despens,

Ils devront remettre en plus 6 quintaux de foin et une herse

" rendront en fin desdictz six ans audict admodieur ou es siens six quintaux et demy foin cappable et recepvable et une herce à cinq bancz avec son anneau soit boucle dheuement ferré le tout à peyne de tous despens dommages et interestz

En cas de défaillance, ils seraient contraints par une simple lettre de rappel

" et à deffaut du payement de la dicte cense annuelle tous les ans audict terme sera permis audict admodieur ou aux siens obtenir lettres de contrainte précises sur le présent comme sur pure et simple obligation opposition ou appellation nonobstant le tout ainsy entr'eux convenu promettant ledict admodieur par foy et serment et soubz l'obligation de tous et un chesqu'uns ses biens présentz et futeurs qu'il se constitue tenir d'avoir le présent et tout son contenu pour agréable sans jamais y venir au contraire ains l'observer inviolablement mesmes de bien maintenir et faire jouir lesdicts admodiataires et les leurs des biens sus accensés pendant lesdictz six ans et lesdicts admodiataires bien payer tous les ans audict terme et observer tout ce que dessus ils ont promis avec peyne et obligation solidaire que dessus renonciations à tous droictz contraires et clausules requises et acte que lesdictz admodiataires procureront en faveur dudict admodieur et des siens à leurs frais et dépens.

Les témoins sont Jean Pierre CARRIER et Claude GUYGON CANITAZ

" Fait et passé audict Faverges dans la maison dudict admodieur. Présentz honnête Jean Pierre fils de feu Claude CARRIER dudict lieu et honnête Claude fils de feu François GUYGON CANITAZ de Fronteney parroisse de Vieuz tesmoins à ce requis lesquelz ny lesdicts admodiataires n'ont sceulz signer enquis et moy notaire ducal soubsigné pour ce recepvoir requis.

Signé Noël GUYGON notaire, Mauris EMIN.

[ADHS_74123_Notaire GUYGON Noel_2E2629_1686-03_f°195]

Mauris EMIN signe en 1686

Mauris EMIN signe en 1686

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:15
TROC' Livres à Faverges le 15 novembre 2015

TROC' Livres à Faverges le 15 novembre 2015

Le dimanche 15 novembre 2015 se tient à Faverges le 28e SALON des Collectionneurs et le 8e SALON de Généalogie organisés par le Cercle Philatélique Cartophile et Généalogique Favergien - Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du lac.

En même temps, se tiendra un TROC' LIVRES destiné aux particuliers uniquement, sur la Mezzanine (entrée à partir du hall d'accès, sans passer par la grande salle). Stands possibles aux enfants accompagnés de leurs parents.

Ouverture de 9h à 17h. Installation à partir de 8 heures.

Règlement à télécharger :

Voir le Fichier : Reglement_TrocLivres_2015.pdf
Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 08:22
Le quadrette au concours de Rumilly en 1933
Le quadrette au concours de Rumilly en 1933

L'histoire du Boulodrome de la Glière sera révélée lors des Journées du Patrimoine

Après la 1ère guerre mondiale, en mars 1921, une association de boules s'est créée portant le nom d''Amicale Boules de Faverges'' ayant pour but de développer le sport de boules et de resserrer les liens de camaraderie entre les joueurs de Faverges et des environs.

L'amicale a changé de nom
L'amicale a changé de nom

Dernièrement, à la suite du changement de présidence, l'association a pris le nom d''Amicale Sportive Bouliste de Faverges''.

Afin de mieux faire connaître cette très ancienne et presque centenaire association, son comité directeur fait un appel aux anciens boulistes pour son exposition de rétrospective qui se tiendra lors des Journées du Patrimoine des 19 et 20 septembre.

Les Journées du Patrimoine au Boulodrome de la Glière
Les Journées du Patrimoine au Boulodrome de la Glière

Les détenteurs de photos de boulistes sont invités jusqu'au vendredi 18 septembre, à venir les déposer au boulodrome de la Glière - place de la Fontaine, au bord de la glière du Saint-Ruph, sur les lieux-mêmes des jeux de boules, en semaine à partir de 15 heures, et le dimanche à partir de 9 heures.

Contacter Philippe, au foyer du boulodrome, aux heures d'ouverture au 07 86 30 90 87 ou 04 50 44 46 50.

La glière développée par le torrent du St-Ruph
La glière développée par le torrent du St-Ruph

L'histoire du Boulodrome de la Glière est indissociable du lieu sur lequel il est implanté, proche du torrent de Saint-Ruph, sur une bande de terrain étroite délimitée à l'est par le biel qui traverse Faverges, au sud et à l'ouest par l'Eau morte qui traverse une glière importante ayant donné le nom patois de « glaire » encore usité de nos jours par les anciens Favergiens, mais qui est détourné par erreur pour exprimer le nom du ruisseau.

Rappelons simplement ce qu'est une glière, en reprenant la définition des auteurs patoisants Constantin et Désormeaux : le mot ''glière'' appartient au français local et obéit aux règles de l'orthographe française. Une ''glière'' (au singulier) est un terrain rocailleux et sablonneux. 1

En patois, il se dit ''glire'', auquel correspond le vieux français ''glaire'', au sens de terre graveleuse, c'est une dénomination rurale, qui s'applique toujours à des terrains rocailleux et sablonneux, avoisinant le plus souvent, mais non nécessairement, un cours d'eau... L'étymologie latine ''glarea, glaria'' (gros sable, gravier) est donc bien confirmée.

La ''glière'' de Faverges (que l'on prononce localement ''glaire'') est donc bien un lieu très caractéristique : le lieu sur lequel s'étale le torrent de Saint-Ruph, situé entre le sommet de la source du Biel, sous la Curiale et le hameau de Favergettes où le lit se rétrécit à nouveau. On verra aussi qu'elle se nomme ainsi en d'autres endroits du cours du torrent, souvent confondue avec la rivière elle-même. Pour autant, ce n'est nullement le nom de celle-ci.

Cela est encore confirmé par l'historien et professeur émérite de l'Université à Genève, Paul Guichonnet, qui écrit "La glière désigne le banc de graviers sur la rive d'un torrent", dans l'un de ses articles sur "L'histoire savoyarde" de l'hebdomadaire l'Essor Savoyard du 4 septembre 1997.

En dernier lieu, on se référera avantageusement à l'institut de Géographie alpine dont fait partie Mlle Crouzet du Centre géodynamique de Thonon qui a classé tous les affluents du lac d'Annecy en 1966-1967 : "L'eau-Morte gagne Faverges à 551m d'altitude" (Ed. Le Cristal Albigny, Annecy – 1987). 2

1 Le Dictionnaire du patois savoyard, de A. Constantin et J. Désormaux, publié en 1902, dans lequel les auteurs rapportent la vérité historique et spécifient l'erreur de langage du parler local.

2 Un simple petit effort de réflexion aurait permis de faire la distinction entre le parler local proche du patois et la véritable signification telle qu'elle est indiquée par plusieurs éminents spécialistes dont un directeur des archives départementales, un historien professeur émérite et un institut de géographie alpine (concordantes à celles des deux patoisants) qui sont les seules acceptions à prendre en compte pour respecter la vérité historique.

Plus d'infos lors des Journées du Patrimoine par les Guides du Cercle d'Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac, de 10h à 12h et de 14h à 17h, sur le lieu-même du Boulodrome de la Glière, au bord du torrent du St-Ruph / Eau morte, avenue de la Fontaine de Faverges.

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 06:37
Classe maternelle de 1955

Classe maternelle de 1955

Sur le thème « Les années en 5 », 110 photos des écoles du secteur font revivre les jeunes années des aïeux, grands-parents et jeunes adultes sur une période depuis 1905 pour les années qui se terminent par le chiffre 5. Des clichés illustrent aussi les fêtes religieuses et les rencontres sportives, de famille, les sapeurs-pompiers, les ouvriers et des anciens combattants.

Barque au Bout du Lac
Barque au Bout du Lac

Cent vingt cartes postales anciennes révèlent les communes de Doussard, Chevaline et Lathuile.

Démolition du Poids public en 1955
Démolition du Poids public en 1955

Ainsi que des cartes de correspondance illustrées qu'utilisaient les poilus, cartes romantiques ou représentant des lieux dévastés par les guerres.

Ces documents, précieux pour la mémoire locale, ont été donnés ou confiés pour être reproduits par des familles. Les visiteurs sont toujours sensibles à ces retours sur les souvenirs et les nouveaux habitants aiment connaître les événements qui ont forgé le caractère bien affirmé des favergiens.

Pompe et Hangar du Villard de Faverges
Pompe et Hangar du Villard de Faverges

Le cercle de philatélie, cartophilie et généalogie organise régulièrement des expositions qui illustrent le passé de Faverges et des communes environnantes.

Jusqu'au samedi 23 mai, le public est invité à découvrir dans le hall de l'office de tourisme 26 panneaux, vitrines de l'histoire et du patrimoine local.

L'exposition est à visiter aux heures d'ouverture de l'office de tourisme et tous les après-midi de 14 à 18 h en présence des membres du CPCGF, auxquels chacun peut confier ses photos pour les expositions futures.

Une importante documentation est également disponible à la consultation et à la vente, ouvrages et brochures, fruits des relevés effectués par le président aux archives départementales. Ils ont pour thème : la famille du baron Blanc, Faverges et ses environs en 1906, chronique favergienne de 1914, le jour où Faverges brûla, le Biel de Faverges, la compagnie des sapeurs-pompiers et, tout récemment sorti de l'imprimerie, le Villard de Faverges.

Historiens de Faverges
Historiens de Faverges

Les membres du club ont installé la riche exposition qui est à voir et revoir jusqu'au 23 mai (entrée libre)

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 06:00

Un grand industriel favergien tombé dans l'oubli

Un grand industriel français du nom de Jean-Pierre Duport subit une méconnaissance de tous les historiens successifs de l'histoire de la Savoie. Ce personnage né à Faverges souffre d'une "importante" homonymie avec son cousin qui a développé l'industrie du coton dans la Manufacture d'Annecy, avec lequel un amalgame complet (et jamais corrigé jusqu'à ce jour !) est systématiquement effectué.

Trois différences primordiales permettent de distinguer les deux cousins. Celui d'Annecy travaille le coton dans une manufacture dénommée « Duport et Compagnie » et alimentée par le Thiou, tandis que celui de Faverges travaille la soie dans un établissement appartenant à « Duport-Blanc » et bénéficiant des eaux du Biel.

Une absence permanente de recherche historique locale et de publications étayées, depuis plus de 30 ans, se fait cruellement sentir, comme on peut le constater à chaque fois qu'il est fait référence au passé favergien, et nécessite de rétablir la part qui appartient à notre grand industriel savoyard qui, bien que né et mort en duché de Savoie (royaume de Sardaigne), a pourtant été aussi un industriel français, durant la période où il travaillait à Lyon, puis à Faverges jusqu'à la réintégration de la Savoie dans les États sardes, comme son gendre Nicolas Blanc qui prendra sa suite, en 1822.

L'industriel Jean-Pierre DUPORT, savoyard, français et favergien

Repères biographiques : 74123 N DUPORT J-Pierre FRAD074 EDPT 0123 GG 0002 0196Jean-Pierre DUPORT naît le 13 octobre 1756, à Faverges, dans le duché de Savoie, fils des honorables Pierre Duport (originaire de Termignon en Maurienne) et Jeanne Marie Rey (de Conflans en Tarentaise).

Après ses études, et une formation d'apprenti armurier chez Maître Jean-Baptiste Bedel à Faverges [Source : Tabellion de Faverges 6C365_1772], il part à Lyon, à la suite de son cousin du même nom, né en 1749, à Termignon, pour se former dans l'industrie de la soie.

JP-Duport MRose-Milanais 1798 (3)Le 5 septembre 1797, il s'y marie avec Marie-Rose Millanois, fille d'un riche imprimeur, seigneur de la Thibaudière, [Source : Archives communales de Lyon (division du midi)] dont il a trois filles, Anne Aimée Rose, Cléonice Marguerite et Alix Françoise Aline. [Source : Archives en ligne de Lyon]. La seconde deviendra l'épouse de Nicolas Richard-Blanc, le futur baron Blanc. Son union est bien caractéristique d'une personnalité hors du commun, car quel membre de la noblesse de cette époque donnerait sa fille à un simple roturier, né dans un pays de cultivateurs et laboureurs, si celui-ci n'avait pas des dispositions reconnues et certifiées ?

Pour se distinguer de son cousin homonyme, il signera très souvent « Duport le Jeune », contrairement à celui-là qui signera parfois « Duport l'ancien ».

74123 Signature DUPORT le Jeune 10L45b (14)L'entreprise de Faverges : 

A Faverges, son cousin Antoine Duport, aubergiste et père de quatorze enfants, a subi les ravages de l'incendie qui détruisit 85 maisons le 19 avril 1783, le ruinant complètement. Le 19 juin 1799, Jean-Pierre Duport rachète ses propriétés, à l'est de la ville, d'un montant de taille de plus de 22 livres. Ayant amassé un pécule important dans la soie lyonnaise, il entreprend de s'installer dans sa ville natale, en présentant un dossier au préfet du département du Mont-Blanc, pour y construire ''une usine de tissage et de blanchisserie de la soie'', en bénéficiant des eaux du Biel. [Archives communales_Délibération du 20 vendémiaire An 14]

Dès 1806 (voire même après 1824 -cela reste à vérifier-, après la construction de la nouvelle route d'Annecy à Albertville à travers Faverges), il construit ses premiers ateliers sur un emplacement entièrement vierge de toutes constructions hormis les artifices le long du biel de la route du Thovey. D'autres bâtiments abritant des ateliers de blanchisserie seront établis en amont du biel, ''les bâtiments du haut''. Ses affaires sont si florissantes que le Préfet du département du Mont-Blanc le sélectionne, avec son cousin homonyme d'Annecy, en 1808, pour concourir au prix décennal qui sera accordé au fondateur de l'établissement le plus avantageux à l'industrie nationale, « pour les grands ateliers qu'il a montés dans la commune de Faverges pour le tissage des mousselines à l'instar des mousselines des Indes et de Suisse, pour les étoffes en soie, pour les broderies, pour l'extension qu'il a donné à ce genre d'industries en formant des dépôts de métiers et des annexes de son atelier principal dans les communes environnantes. » [Source : courrier du 11 octobre 1808, du préfet du département du Mont-Blanc]

En 1810, ses établissements occupaient 7 à 800 personnes des deux sexes, et s'étendaient jusqu'à Moutiers, Conflans, Grézy, L'Hôpital, Ugine et quelques personnes d'Annecy. ''Ils faisaient confectionner des mousselines unies, broderies et étoffes de soie, exportées à l'étranger, en Italie, Allemagne, Belgique, etc...''

 Le 24 février 1812, il achète le château de Faverges à Agathe Louise Gabrielle Milliet, comtesse Leproti de Fontanetto, qui avait pu racheter ses biens saisis par la Révolution française, pour s'y installer avec sa famille. Il doit acquitter un montant de taille de moins de 9 livres. [Livre "Le jour où Faverges brûla" - Bernard Pajani - ISBN 978-2-9534858-1-3 - Editions du Pré]

Dès 1813, les guerres napoléoniennes le contraignent à réduire ses exportations. Ses ateliers occupent encore 180 à 200 personnes : « Toutes les matières que j'emploie sont préparées et teintées à Lyon comme lorsque j'y avais ma maison de commerce. Mes exportations peuvent aller jusqu'à 200 milliers de francs par an. Je n'emploie que des soies de France, point de celles de l'Italie et du Piémont. » [Source : Lettre du 10 avril 1815 signée Duport le Jeune.]

Après 1815 et le retour de la Savoie dans les États sardes, la fabrique d'étoffes de soies de MM. Duport et Blanc de Faverges expédie ses soieries en Allemagne et dans les autres états du nord de l'Europe dont la Russie. [Source : secrétaire d'Intendance du Genevois ADHS 4FS 478]

Un inventaire du 5 novembre 1821 montre que la fabrique d'étoffe de soies établie à Faverges par MM. Duport et Blanc occupe 347 individus et le montant de sa fabrication « s'élève à 450 000 fr. par année dont 90 000 fr., montant des diverses mains d'œuvre, est un bénéfice industriel pour la province, tandis que les 360 000 fr. de surplus forment un bénéfice industriel pour les États de S.M. puisqu'il est produit par la valeur des soies de Piémont qui y sont mis en œuvre. »[Source : secrétaire d'Intendance du Genevois ADHS 4FS 478]

Un second rapport indique que les fabriques d'étoffes de soie des Sieurs Duport Jean-Pierre et Blanc Nicolas occupent 310 ouvriers (150 selon l'inventaire récapitulatif de l'intendant, ce qui voudrait signifier que 160 ouvriers travaillent à domicile) et correspondent avec l'Allemagne, l'Italie, la France et la Suisse.

Le 16 mai 1822, Jean-Pierre Duport fait connaître à l'Intendant qu'il n'existe pas "en Savoye d'établissement qui monte en trame les cocons depuis que le moulin de M. Favre de Chambéry a cessé de travailler et que les « grèzes » fabriquées avec ces cocons passent la fraude en France." Jean-Pierre Duport fait connaître au directeur des Douanes royales de Chambéry que son établissement était très disposé à donner plus de main d’œuvre à ces soies qui sont récoltées en Savoie, car sa manufacture peut accueillir cinq à six fois ce qui résulte d'une bonne récolte. Par la même occasion, il précise que la rémunération d'un ouvrier est de 40 à 50 francs par jour, « mais la malice et les mauvaises conduites ont occasionné une révolte qui n'a cessé d'être soutenue comme elle l'est encore par certaines personnes qui ne cessent à présent de favoriser l'émigration par de faux certificats de bonne conduite ». [Source : secrétaire d'Intendance du Genevois ADHS 4FS 479]

Marie Bouvard-1957Dans tout le mandement de Faverges, le nombre de tisserands à domicile est égal au nombre de métiers à tisser, soit 16 pour le chef-lieu du mandement, 4 pour St-Ferréol, 4 pour Marlens, 3 pour Montmin, 6 pour Gyez, 9 pour Seythenex et 2 pour Cons. Il existe aussi des métiers inemployés qui sont dits « en chômage », 6 pour Faverges, 1 pour Marlens et 6 pour Gyez, donc des possibilités plus importantes de production de tissus. Par contre, Doussard ne comporte ni métiers ni tisserands. En rapprochant ce nombre de 44 pour l'ensemble du mandement de ceux de la ville d'Annecy (58) ou de la ville de Rumilly (116), on se rend compte de l'importance de cet artisanat.

Tous les hommes mettent le fil en écheveaux. Aucune femme ne travaille sur un métier. L'ensemble des tisserands produisent 11 pièces de 42 aulnes de toiles rayées, 28 pièces de 42 aulnes de chanvre et de lin unies avec du fil de 1ère qualité appelée « ritte », 51 pièces de toile de chanvre et de lin de 3e qualité.

Pour ses usines de Faverges, M. Jean-Pierre Duport qui signe "Duport-Millanois" établit, le 14 septembre 1822 (soit 8 jours avant son décès), l'inventaire de son propre établissement. Il déclare qu'il possède 214 métiers en activité et 48 en chômage, qu'il emploie 214 ouvriers, 16 apprentis et 3 garçons teinturiers, 9 ourdisseuses, 58 dévideuses et 42 cannetières, encadrés par 3 maîtres de tissage et 2 maîtres de teinturerie. Son personnel s'établit donc au nombre de 347 personnes, « des deux sexes, toutes de la commune ou du Duché ; il n'y a de Lyon que les deux contremaîtres de teinture. » [Source : secrétaire d'Intendance du Genevois ADHS 4FS 479]

Il décède le 22 septembre 1822, dans son château de Faverges (Duché de Savoie). Par testament, il fait une dotation pour l'achat d'un cimetière pour la paroisse de Faverges, fondée en 1803, mais qui n'en possède pas. Sa veuve exécute ses volontés l'année suivante et le curé André en fait la bénédiction devant 4000 fidèles. [Source : registre des mariages de la commune de Faverges du 1er janvier 1824]

Manufacture de soie Blanc puis Stünzi

Les Établissements de la Manufacture de Soieries Duport-Blanc (1806-1859), ... Gourd-Croizat-DUBOST puis Stünzi (1902-1981) - Les anciens et les nouveaux bâtiments.

© Copyright Bernard-Marie Pajani. Tous droits réservés

Au malotru - " à qui peu lui chaille" - se permettant le "pillage" de mes photos et informations, sans autorisation ni mention de mes références pour des publications publiques, je réitère que la signification du Copyright est la suivante : ''Le droit d'auteur en France est régi par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle", et que, à l'avenir, une action en justice sera entreprise contre lui-même et son association.

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 23:00

La Gabelle des Pays du Bout du Lac

Faverges et VyuLes rôles (liste de contribuables) de la « Gabelle du sel » de 1561 à 1576 (conservés aux Archives départementales de la Savoie, dans la série SA, et dont la reproduction en microfilms et en photocopies a été entreprise par les Archives de la Haute-Savoie), énumèrent en principe, pour presque toutes les communes de Savoie, les membres de chaque famille au-dessus et au-dessous de 5 ans, et même le bétail ''prenant sel''.

Ce document d'intérêt fondamental pour la recherche généalogique est d'une lecture qui requiert une certaine habitude des textes anciens.

Il est pour la première fois mis à la disposition des généalogistes des communes des Pays du Bout du Lac, consultable au siège social du CPCGF "Histoire et Patrimoine des Pays du Bout du Lac". Il sera proposé à la vente pour les spécialistes avertis en généalogie qui pourront ainsi tenter de remonter jusqu'au milieu du XVIe siècle.

  • ChevallineChevaline, 226 personnes dont 40 pauvres et 25 enfants de moins de 5 ans.

  • ConsCons, à venir !

  • DoussardDoussard, 612 personnes dont 67 pauvres et 131 enfants de moins de 5 ans.

  • Faverges-copie-1.jpgFaverges, 2342 personnes dont 844 pauvres et 92 enfants de moins de 5 ans.

  • GiezGiez, 182 personnes dont 52 pauvres et 61 enfants de moins de 5 ans.

  • LathuileLathuile, 502 personnes dont 77 pauvres et 98 enfants de moins de 5 ans.

  • MarlensMarlens, 751 personnes dont 173 pauvres et 146 enfants de moins de 5 ans.

  • MontminMontmin, 711 personnes dont 53 pauvres et 85 enfants de moins de 5 ans.

  • Saint-FerréolSaint-Ferréol, 876 personnes dont 313 pauvres et 159 enfants de moins de 5 ans.

  • SeythenexSeythenex, 852 personnes dont 136 pauvres et 103 enfants de moins de 5 ans.

  • VyuViuz (hameau de), 41 personnes dont 4 pauvres et 7 enfants de moins de 5 ans.

 

Cela représente pour chacune des communes :

  • Chevaline, 10 pages

  • Cons, à venir !

  • Doussard, 18 pages

  • Faverges, 50 pages

  • Giez, 10 pages

  • Lathuile, 16 pages

  • Marlens, 18 pages

  • Montmin, 18 pages

  • Saint-Ferréol, 22 pages

  • Seythenex, 18 pages soit un total de plus de 180 pages présentant la liste de 7629 personnes.

    Entete de Faverges

    « Sachent tous que nous Loys CUTURIER vicaire de Faverges et Vieuz Jehan Françoys GIRARD chastellain Henri PANISSET sindicq et Amblard DESUYSE curial dudict Faverges suyvant le commandement à nous faict par Messire Françoys GARIN commissaire subrogé de Monseigneur Messire Francoys de LALEE commissayre à la description et dénombrement de tous les subiectz, maigniantz et habitans rière le Conté de Genevoys et de tout le bestal accoustumé prendre Sel, constant dudict commandement signé par ledict GARIN du vingtiesme mars dernier excheu nous sommes diligemment transportéz par toute ladicte parroisse de Vieu et Faverges et de famillie en famillie et par apprès avons receu les sermentz en tel cas requis, avons procédé à la description et desnombrement des magnantz et habitantz en ladicte parroisse et de tout le bestal accoustumé prendre Sel faisant rolle séparée des pouvres et misérables et des petitz enfantz mineurs de cinq ans comme sy après particulièrement est escript et suyvant la teneur dudict commandement comme sus est dict à nous faire. Signé DESUYSE curial, GIRARD chastelain, Henri PANISSET sindicques »

    Exemple dénombrement

    " L'Honneste Anthoine RUTH recteur des éscoles de Faverges assermenté comme dessus, dict et révelle avoir en son mesnaige ordinaire Luy mesme, Claude sa femme, Jaques son filz, Berthe sa fillie. Dict en oultre qu'il n'az aulcunes vaches en son mesnaige ordinaire synon une vache qu'il az baillé à commande, et dict qu'il az deux chièvres "

Plus d'infos sur l'Histoire locale sur le blog du CPCGF :  http://www.phila.faverges74.over-blog.com

 © Bernard Pajani

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:00

Partez à la découverte des seuls QUATRE Bâtiments classés de Faverges, selon la base Mérimée du Ministère de la Culture :

Voir le Fichier : Batiments_classes_de_Faverges.pdf

 

Le Parc public appelé aussi Clos berger

 

Les Thermes antiques du Thovey

 

Au Château : donjon, cour, sol, mur de soutènement

 

L'église de Viuz-Faverges.

 

Mais ne serait-il pas possible d'en classer d'autres, afin de faire connaître aux Favergiens notre Patrimoine :

 

Ancien local du Tabellion où les notaires insinuateurs relevaient les actes des concitoyens ?

 

Tabellion-chez-Mouthon.JPG

 

La Source du Biel, à l'origine de la construction de la ville de Faverges qui s'est construite au-dessus du canal de la Fontaine qui en découle et traverse toute la ville, tantôt au jour, tantôt sous les maisons, et qui a permis la mise en place de 15 artifices ?

 

Resurgence-de-la-Source-de-la-Fontaine.jpg

 

Le martinet à cuivre DESRIPPES, situé le long de la route du Thovey, et qui fut mitoyen de la Manufacture de soie Stünzi ?

Martinet-a-cuivre-Desrippes.jpg

 

Le bâtiment qui abrita les Frères des écoles chrétiennes où étaient donnés des cours pour les garçons, et que le Baron Nicolas BLANC donna par testament ?

Ecole-du-Baron-BLANC.JPG

...

... et bien d'autres encore qui seront à découvrir prochainement... (à suivre)

 

 

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 19:00

  " Appréhender l'Histoire de Faverges "

un travail de longue haleine qui ne s'apprend pas en un seul jour.

Malheureusement, il est trop souvent la conséquence de copiage, de pillage, sans recherches personnelles, même parfois d'historiens chevronnés.

 

Depuis quelques décennies, il se raconte un peu n'importe quoi sur l'Histoire de Faverges, des non-sens, des absurdités, des incongruités, des futilités, etc...

Voici quelques ''perles'' rencontrées dans des livres, des bulletins, des livrets ou entendues lors de visites :

  • L'ancienne  manufacture de soieries aurait été construite à la place d'un couvent, celui des Annonciades qui se trouve pourtant à Annecy au bord du Thiou. En réalité, les bâtiments du Thovey ont été érigés sur des prés vierges de toute construction entre 1818 et 1824, à l'époque de la construction de la route d'Albertville.

  • 27e SALON 2014-11-09 (54) La Manufacture de soie de FavergeQue  Nicolas Blanc qui a 9 ans lors de la Révolution Française n'aurait jamais été français. Pourtant, tout le monde a appris que la Savoie a été envahie par les révolutionnaires français et le Val de Thônes en a d'ailleurs bien souffert ainsi que six Merlinois qui ont même été guillotinés à Paris pour « Crime d'aristocratie ». En réalité, Nicolas BLANC a acquis la citoyenneté française dès le 27 novembre 1792 grâce aux lois républicaines, il est redevenu sujet du roi de Sardaigne le 21 novembre 1815.

  • 27e SALON 2014-11-09 (49) Nicolas BLANCQue Jean-Pierre Duport serait né à Annecy, alors qu'il figure bien dans les registres de Faverges ; c'est une confusion avec son cousin homonyme né à Termignon (en Tarentaise). En réalité, une page lui était consacrée sur le Web. Bien qu'il fut à l'origine de l'industrialisation de la commune de Faverges, un Historien n'a vu en lui qu'un ''homme ayant eu une femme, des enfants, une entreprise, et étant mort en ayant vécu sa vie, somme toute, bien banale'', n'a pas hésité à supprimer sa page. Pour en savoir plus, suivre l'actualité de l'Histoire de Faverges sur le blog de l'auteur.

  • 27e SALON 2014-11-09 (50) Jean-Pierre DUPORT de FavergesQue la forme ovoïde de la maison dite ''Belle jardinière'' aurait une tour d'enceinte de la ville moyenâgeuse. En réalité, il ne s'agit que d'un escalier intérieur car il n'existait encore que des prés en 1730, année de confection du cadastre sarde, et la Maison des Frères Capucins qui a été détruite lors de l'incendie de 1783, et qui se trouvait au-delà du mur d'enceinte.

  • 27e SALON 2014-11-09 (51) Tour d'enceinteQue sur l'emplacement de l'église de Faverges existait une « chapelle » ; il serait bien étonnant que nos anciens aient pu concevoir l'édification d'une simple chapelle pour 1200 âmes. En réalité, il ne faut pas confondre avec la '' chapellenie'' qui est le territoire sous la responsabilité d'un prieuré et la volonté manifeste des anciens curés du prieuré de Viuz de minimiser la qualité de l'édifice de Faverges, de peur de perdre leur prérogative sur les rentes, ce qu'ils réclameront d'ailleurs plus tard.

  • 27e SALON 2014-11-09 (52) Eglise de FavergesQue le torrent de Saint-Ruph s'appellerait la Glière . En réalité, il s'agit d'un terrain de cailloux, graviers, galets et sables de chaque côté du ruisseau qui les charrie ; on trouve ainsi une Glière sur de nombreuses autres communes du canton telles que Marlens, Saint-Ferréol et Doussard. C'est un terme local commun à de nombreuses berges de ruisseaux et torrents.

  • 27e SALON 2014-11-09 (53) La Glière de FavergesEt tout dernièrement, sur les ondes d'une radio locale, que le foyer municipal actuel aurait été construit sur l'emplacement même de la Soierie ancienne. En réalité, l'usine a été détruite en 1990 et le foyer actuel, construit en 1937 de l'autre côté de la route, a pris son nom.

27e SALON 2014-11-09 (55) Le Foyer Municipal appelé La Soi

Il est donc devenu urgent de rétablir la vérité historique de notre commune. On ne peut pas continuer à laisser apparaître ainsi Faverges dont l'histoire est racontée avec tant d'erreurs.

Il pourrait en être de même pour la trop fameuse « Papeterie de Faverges » dont l'existence est signalée vers 1350, dans toute la France. Tous les vrais chercheurs – dont votre serviteur – se sont heurtés à un vide total, à tel point qu'elle peut être qualifiée comme ''L'Arlésienne de Faverges''. Qu'elle soit citée par deux, trois ou même quatre auteurs, n'atteste aucunement de son existence à cette date. (Voir l'article consacré à cette recherche sur la page http://0z.fr/cirvf )

Une commune dont l'histoire est si peu méconnue, voire défigurée, n'a plus d'identité réelle, et devient sans âme précise, elle se construit sur des non-sens, des absurdités, des incongruités, des futilités.

Rejoignez les adhérents du CPCGF – Histoire et Patrimoine,

si vous voulez

« Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va ! »

Voir ci-contre l'album de l'animation du 9 novembre intitulé :

  " Le 27e SALON des Collectionneurs du Pays de Faverges " 

phila.faverges74 à wanadoo.fr

http://pajani.bernard.over-blog.com

http://phila.faverges74.over-blog.com

Repost 0
Published by Pajani Bernard-Marie - dans Histoire locale
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog d'un écrivain savoyard
  • Le blog d'un écrivain savoyard
  • : Activité littéraire de l'auteur. Activité des collectionneurs philatélistes, timbrés, cartophiles, génalogistes,... des Sources du Lac d'Annecy - Pays de Faverges (Haute-Savoie). Le contenu de ce site est protégé par un droit d'auteur. Cependant il est autorisé de réaliser des copies pour votre usage personnel en y joignant un lien et après autorisation préalable de l'auteur.
  • Contact

Profil

  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

Compteur

un compteur pour votre site

Recherche