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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 18:00

Dans un article de la presse locale, on a pu lire que Viuz-Faverges est un "ancien vicus romain de la même importance que celui de Boutae (Annecy)*", estimé quant à lui à une population de 2500 individus.

Situé sur la voie romaine reliant Genève à Milan, le vieux Viuz-Faverges se serait (?) ainsi étendu sur une superficie d'environ 25 hectares (?). Pour tous les visiteurs qui viennent admirer les lieux lors de leur promenade estivale ou les autochtones qui empruntent la rocade qui surplombe l'endroit, il est évident qu'il n'en est rien.

Nous allons le démontrer sur un demi-millénaire, de 1561 à nos jours.

Tromper les lecteurs et les visiteurs en confondant le prieuré et les quelques habitations qui l'entourent avec la chapellenie de Viuz (comprenant un prieuré dépendant de la Collégiale d'Annecy) qui couvre les vingt hameaux entourant le bourg principal de Faverges, ne fait pas du Vieux-Faverges un vicus gallo-romain de la même importance que Boutae (Annecy).

Tenter d'instiller cette imprécision notoire a permis de faire croire que ce hameau était le "Casuaria" de l'itinéraire d'Antonin et de la table de Peutinger, par manque de connaissances historiques approfondies et de recherches archéologiques localisées. Mais cela flatte l'égo sur-dimensionné du personnage.

* Ce commentaire est une récidive d'un article paru dans l'Almanach savoyard de 2013, auquel on pourra aussi se référer

Nos ancêtres celtes, gallo-romains, allobroges et leurs descendants qui empruntaient l'itinéraire de Genève à Gênes et Milan par la voie des Alpes recevaient les contemplateurs du plus haut sommet d'Europe, notre mont Blanc enneigé, dans le sanctuaire installé au pied du rocher de Viuz.

En comparant l'emprise au sol de la parcelle 720 avec les fouilles des années 1988 à 1993 du contournement de Faverges,

on peut constater que le champ d'un journal et 280 toises de la mappe de 1728-1738 correspond à l'emprise du sanctuaire qui a précédé les églises. Le lieu de culte est ainsi conservé localement.

Cela indique de façon tout-à-fait notoire que le caractère de "hameau du vieux-Faverges" n'a pas de signification : ce n'est qu'un centre religieux - un lieu de dévotion, comme l'indique Alain Canal du Service Régional d'Archéologie en 1988 - qui abritera à partir du XIIe siècle un prieuré de 4 moines sans population particulière. On rapprochera cette estimation de celle de l'archéologue départemental Joël Serralongue (in Candidature à l'inscription au patrimoine de l'Unesco-2011), qui avance que Boutae était à l'époque romaine le seul vicus de Haute-Savoie. Le Viuz-Faverges actuel n'a pas de caractère de vicus gallo-romain, mais de simple sanctuaire fréquenté par nombre de voyageurs qui empruntaient cette route et non par des résidents locaux.

La présence de la "mansio" soit gîte-étape situé plus au sud, au lieu-dit du Thovey, vient encore étayer cette thèse. Cette construction avec péristyle et bains d'une superficie d'environ un hectare était le lieu de repos des voyageurs qui, sur leur chemin pour Milan, Gênes et Rome, s'arrêtaient quelque peu pour y vénérer les nombreuses divinités (Jupiter, principalement) tout en profitant de la vision admirable sur les hauts sommets enneigés du mont Blanc, au détour du rocher de Viuz.

Le hameau actuel du Vieux Faverges

En 1561, le très petit hameau de Viuz-Faverges, anciennement le Vieux Faverges, est fier de ses 41 habitants regroupés en 8 familles, l'un des moins peuplés de la ville de Faverges lors du dénombrement de la Gabelle du sel, dont il est dépendant (Verchères compte 182 habitants, Frontenex 223, ... Faucemagne-St Ruph 26 ...).

Les 8 familles composant le hameau du Vieux-Faverges en 1561

1.- BESSON Jean est chef d'une famille de 7 personnes qui vivent avec 1 vache, 1 mojon, 1 moje et 4 brebis.

2.- BESSON Anthoenne est jeune marié avec un enfant de moins de 5 ans ; il possède 1 vache, 1 mojon et 3 brebis.

3.- BESSON Perrotin est marié et a une fille ; il possède 3 vaches dont une qu'il garde ainsi qu'un boeuf. Il a de plus 1 mojon, 2 mojes et 5 brebis.

4.- TISSOCT Anthoine est marié et a une fille de plus de 5 ans ainsi que 2 fils de moins de 5 ans ; il possède 2 vaches et 1 brebis.

5.- Noble Nycolas BERROD vit seul. Il ne possède aucun bétail mais a une chambrière.

6.- GAILLARD Claude est chef d'une famille de 7 personnes dont un frère prêtre, le seul du hameau. Il a un fils marié qui a deux enfants de moins de 5 ans. Il possède deux mojons et élève 15 brebis.

7.- GALLIARD Jehan est marié et héberge également sa belle-mère ; il n'a aucun bétail.

8.- METRAL Micholette est veuve de Charles et a 5 enfants ; elle élève 2 vaches qu'elle tient en commande et 5 chèvres.

Le cheptel du hameau est le suivant :

- 6 vaches

- 5 mojons (soit jeunes veaux)

- 3 mojes (soit génisses)

- 5 chèvres

- 28 brebis.

Le Vieux-Faverges est donc un hameau d'une pauvreté manifeste caractérisée par le peu de cheptel. Les habitants doivent se contenter du lait de leur brebis car le peu de vaches ne suffit pas à alimenter en lait et fromage les 41 habitants.

Un seul prêtre Messire Urbain GAILLIARD dessert la paroisse dépendant de la Collégiale d'Annecy. Sans aucun doute, ses rentes d'officiant ont-elles été utiles à la famille de son frère Claude pour réunir un troupeau de 15 brebis au profit du groupe familial.

Les propriétés de la Collégiale d'Annecy

en 1728-1738

Le groupement de maisons à la Chenalette (Vieux)

En 1732, sur la Mappe, ce petit groupe de huit maisons était situé "à la Chenalette", de même que le cimetière et l'église.

Seules les quatre propriétés n°717 à 720 du Chapitre Notre Dame d'Annecy se situaient à "Vieu". Toutes les propriétés de la Collégiale devinrent biens nationaux en 1793, soit les parcelles 704, 707, 710 à 720. Seules les parcelles 702p et 704 furent achetées par les Religieux de St Dominique aux sieurs Paget et Chappet afin de rester prêcher dans le secteur.

En 1816,

les habitants de Viuz revendiquent leur indépendance

Comparativement au bourg de Faverges que nous verrons un peu plus loin, il est presque 60 fois moins peuplé, mais cela ne fera pas reculer le Sieur DESSUISE propriétaire en 1816 dans sa réclamation au nom des habitants de Viuz-Faverges à l'Intendance générale de la Savoie pour l'érection du hameau en commune indépendante de Faverges, jaloux sans doute que la ville de Faverges soit devenue paroisse à part entière en 1803, ce qui a permis aux paroissiens des hameaux éloignés de gagner un kilomètre pour se rendre aux offices religieux.

En 1823,

Faverges se dote de son propre cimetière

Bientôt également, Faverges possèdera son propre cimetière où ses habitants pourront s'y faire ensevelir (1823), grâce à la générosité de son ressortissant Jean Pierre DUPORT, directeur de la Manufacture de soie installée au château et dans les anciens moulins des religieuses de Saint-Catherine d'Annecy.

Photo : Plaque commémorative dont l'inscription a été usée par le piétinement des visiteurs, au pied de la croix portant la date d'établissement du cimetière de Faverges.

Population du hameau de Viuz en 1861
1DURAND Jacques

70 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

+ 2 domestiques

laboureur
2CAVAGNON Jean

32 ans

+ 1 femme

+ 7 enfants

laboureur
3PATUEL Jean Baptiste

38 ans

+ 1 femme

+ 4 enfants

laboureur
4DURAND Philibert

56 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

+ 3 domestiques

laboureur
5DURAND Jeanne50 anslaboureuse
6REYBIER Jeanne Françoise

80 ans

+ 1 fille

laboureur
7VEUILLET Philibert

55 ans

+ 1 femme

laboureur
8PATUEL François

50 ans

 + 1 femme

+ 6 enfants

laboureur
9

SERMET Julien

FRANCOZ Pierre

24 ans

13 ans

instituteur

écolier

10

REYDET Louis

VEYRAT Jean Pierre

COPPEL Marie

68 ans

46 ans

47 ans

curé

vicaire

domestique

11PRUD'HOMME Philibert

48 ans

+ 1 femme

+ 2 enfants

laboureur
12PATUEL Jean Baptiste

40 ans

+ 1 femme

+ 2 enfants

+ sa mère

+ 3 domestiques

laboureur
13DESMAISON Jean

56 ans

+ 1 femme

+ 3 enfants

laboureur
14PATUEL Jean Pierre

86 ans

+ fils 52 ans

+ 1 femme

+ 9 enfants

+ 1 frère

+ sa femme

laboureur
15DESMAISON Louis

32 ans

+ 1 femme

+ 1 enfant

+ sa mère

laboureur
16BUFFET Jean

47 ans

+ 1 femme

+ 1 enfant

charpentier

soit un total de 82 personnes.

Les années suivantes, la population est quasiment identique : soit 86 individus en 1866, 77 en 1872, 65 en 1876, 75 en 1881, 78 en 1886.

La chute de population des recensements de 1872 et 1876 est due à la guerre de 1870 durant laquelle les Savoyards ont été mobilisés et certains tués, entraînant une diminution des naissances.

La bourgade de Casuaria sous le dôme du Crêt de Chambellon

L'emplacement du Vieux-Faverges actuel

C'est une petite bourgade qui s'étire difficilement au-dessous du Rocher de Viuz sur le versant opposé à la ville de Faverges, anciennement "vicus de Casuaria" - et sa population de 2342 habitants en 1561.

Casuaria, "la ville située près de la Chaise", a disparu durant le Haut moyen-âge, ensevelie sous les amas d'alluvions descendant du vallon de Saint-Ruph (près de 150 mètres de hauteur d'alluvions se sont amoncelés depuis l'époque glaciaire). Des murs de margelle de puits gallo-romain ont été découverts au milieu de la Plaine, lors de la construction de la voie ferrée avant 1900, pouvant laisser supposer que Casuaria ait pu s'étendre jusqu'au milieu de la plaine.

Les fouilles programmées de la construction du parking souterrain à deux étages, près de la place Gambetta permettront de lever le voile sur cette présence supposée.

L'étroit de Marlens où passait le glacier du Beaufortain

Son origine glaciaire

L'étroit de MARLENS qui a laissé le glacier du Mont-Blanc-Beaufortain passer et creuser la plaine de Faverges d'un sillon de 50 à 80 mètres de profondeur, comblé durant des millénaires par les torrents de Monthoux et Saint-Ruph (sans doute de façon très importante durant les fréquentes intempéries du Haut moyen-âge). C'est de chaque côté de cette vallée que s'établirent sur la moraine latérale droite le centre religieux avec son sanctuaire (devenu le vieux Faverges, puis Viuz-Faverges), et sur la moraine latérale gauche le bourg administratif appelé "vicus" de Casuaria (devenu Faverges) (selon le sens du glacier du Beaufortain allant d'Ugine à Annecy).

Recherches historiques des Sources du Lac d'Annecy

L'histoire locale construite depuis des années, des lustres, des millénaires, faite des nombreuses implications de nos quasi ancêtres dans le développement local est multiple.

Notre action, au sein d'Histoire et Patrimoine des Sources du Lac d'Annecy concerne tant nos prédécesseurs, les 81 804 personnes – recensées actuellement - qui sont nées dans l'une des dix communes de notre ancien canton, que les 11 981 couples inventoriés qui s'y sont mariés.

Si les quelques 41 habitants du petit hameau du Vieux-Faverges n'ont laissé que peu de traces hormis celle de quelques fondations de murs, le sanctuaire qui a été mis au jour dans les années 1990, proche de l'église actuelle, prouve la présence d'un centre religieux et non d'un habitat rural, sans rue centrale ni rues adjacentes menant à des groupes de maisons, mais de simples échoppes de commerce telles que l'on en trouve dans nos centres religieux actuels, "les marchands du temple" vivant de leur vente d'icônes et des aumônes des pélerins.

Le Vieux-Faverges n'a jamais été le gros bourg de 2500 personnes qui aurait été aussi important que Boutae-Annecy (in Almanach du Savoyard-2014) ou de même importance (le Dauphiné-2017).

L'affirmation qui y voit un bourg rural de l'équivalence à Annecy à l'époque romaine, est basée sur un manque d'analyse, une simple vue de l'esprit et non sur les faits pourtant avérés. Elle est donc purement et simplement utopique.

500 ans d'histoire locale se déroulant de 1561 à nos jours, démontre par des inventaires incontestables que le lieu du vieux Faverges ne comportait et ne comporte qu'une dizaine de maisons soit au grand maximum un lieu de vie pour une centaine de personnes. Cette carte postale des célèbres photographes annéciens Ernest et Auguste Pittier prise au tout début du 20e siècle en est encore une preuve que la plaine de Viuz n'a jamais reçu les 2500 personnes prétendues.

De plus, toutes les fouilles programmées et préventives n'ont jamais mis au jour un quelconque habitat imposant, de l'envergure de Boutae construit sur la plaine des Fins à Annecy, avec ruelles, maisons, échoppes, caves, ...

En conclusion

Notre travail de recherche historique ne se limite pas à un groupement de huit maisons (telles que relevées sur la mappe de 1732) n'ayant aucun rapport avec un "vicus" dont il tirerait le nom, - quelque rapport qu'aient pu avancer les historiens qui nous ont précédés.

Si Casuaria n'a toujours pas été repérée – les hypothèses avancées n'ont pas de bases sérieuses -, c'est par manque de recherche locale, d'analyse des documents anciens et de déductions étayées sur la base des travaux scientifiques et d'histoire locale. C'est ce que nous tentons de démontrer, sans pratiquer le dénigrement de la ville chef-lieu de canton, commune française de Haute-Savoie.

Notre implication quotidienne et totalement bénévole au service du patrimoine historique local se développe au bénéfice de nos concitoyens qui enrichissent leurs connaissances afin de mieux vivre ensemble, sur un territoire façonné de longue date par nos milliers d'agriculteurs, cultivateurs ou laboureurs dont nous découvrons et dévoilons journellement les milliers de noms, ou les centaines d'artisans qui ont fait mouvoir les artifices de la ville et des communes environnantes, tout au long des kilomètres de torrents, rivières et ruisseaux qui dévalaient et dévalent encore les pentes de nos massifs montagneux.

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Nota 1 : Notre recherche locale nous apprend que "70" se disait aussi "trois vingt dix", que "80" se disait aussi "quatre-vingt" (variante : vingts), que "98" se disait tout autant "quatre vingt dix huit" que "nonante huit" (sur la même ligne, de plus !)

Nota 2 : Le lecteur pourra se référer avantageusement et contradictoirement à l'oeuvre étayée d'Alain Piccamiglio et Maxence Segard en ce qui concerne la description du sanctuaire de Viuz assimilé par les archéologues à Casuaria, dont ils peinent pourtant à démontrer l'existence d'une agglomération attenante.

 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 08:00
Pierre gravée de Marlens-Val de Chaise (1482)
Pierre gravée de Marlens-Val de Chaise (1482)

L'histoire de l'Écriture en Savoie

la Préhistoire se termine avec la naissance de l'écriture :

Apparue dans le bassin méditerranéen dans l'Antiquité, l'écriture latine est actuellement l'alphabet le plus répandu dans le monde. On retrace le parcours de ce système de la pierre gravée, à ses origines, jusqu'à nos actuels claviers d'ordinateur.

Compte de Chatellenie de 1318 de Faverges
Compte de Chatellenie de 1318 de Faverges

L'Académie Salésienne tiendra son assemblée générale (réservée à ses membres) suivie de sa prochaine conférence le mardi 24 mai à 17h30 à l'Espace Yvette-Martinet, avenue des Îles à Annecy.

Les adhérents à jour de leur cotisation sont invités à y participer ou à s'y faire représenter. Après les éléments statutaires, nous poursuivrons le cycle de nos Rendez-vous.

Laurent Perrillat, président de notre société, évoquera le sujet suivant : Histoire de l'écriture en Savoie.

Ecriture cursive du XVIIe siècle (1606-Faverges)
Ecriture cursive du XVIIe siècle (1606-Faverges)

Des quelques inscriptions romaines gravées dans la pierre à l'écriture cursive normalisée ou informatisée de nos jours, il s'agira d'avoir une vue globale des différents types d'écritures qui ont eu cours en Savoie au long des siècles. La conférence s'appuiera sur de nombreux visuels, photographies de documents d'archives conservés à l'Académie salésienne.

L'histoire de l'Écriture en Savoie

Écritures cursives imprimée et manuscrite à la plume d'oie du XIXe siècle (1860 - Faverges)

Prochaine Conférence "Histoire de l'écriture latine" par Laurent PERRILLAT, président de l'Académie Salésienne, Lundi 4 juillet 2016 à 20h30. Le Prieuré - 113 chemin de la Colombière - 74290 Talloires

Laurent Perrilliat Président de l'Académie Salésienne a présenté l'histoire de l'écriture en Savoie
Laurent Perrilliat Président de l'Académie Salésienne a présenté l'histoire de l'écriture en Savoie

Compte-rendu de la conférence du mardi 24 mai

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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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