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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 17:27

Pétition : Manifeste pour la désexuation des politiques de lutte contre les violences (France)

En matière de lutte contre les violences, les pouvoirs publics français opèrent régulièrement des distinctions, fondées sur le sexe, entre les personnes qu’ils se proposent de soutenir, ce qui dans notre droit caractérise la discrimination. Ainsi dans l’actualité récente :

Un service d’aide sexué

Le 3919, numéro d’appel dédié aux victimes de violences conjugales, créé en 2007, est géré par le Ministère du Travail. Ses nombreux documents de présentation, papier ou visuels, le définissent comme réservé aux victimes féminines. Tous les témoignages qui les illustrent émanent de femmes. Le personnel qui répond aux appels est exclusivement féminin. La proportion d’hommes victimes qui utilisent le service est de ce fait dérisoire. En mars 2010, le service a annoncé son élargissement à d’autres catégories de violences (mariages forcés, violences au travail, etc.), tout en conservant le même type de présentation sexuée.

Une « Grande cause » sexuée

En novembre 2009, le Premier ministre a retenu comme thème de la Grande cause nationale 2010 « La lutte contre les violences contre les femmes », sans pour autant motiver le choix de cette sexuation. Rappelons que les thèmes retenus les années précédentes, à savoir « L’égalité des chances », « La maladie d’Alzheimer », « Les dons d’organes » n’étaient en rien sexués.

Une proposition de loi sexuée

Le 25 février 2010, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi définie comme « renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes ». Le caractère sexué de cet intitulé est confirmé dans une demi-douzaine de ses articles, qui selon les cas, réservent le bénéfice des mesures de prévention ou de soutien aux « femmes », ou réservent les possibilités d’intervention aux « associations de défense des droits des femmes ».

Les signataires du présent Manifeste protestent contre ce parti-pris discriminatoire
- parce qu’il est contraire à nos lois ;
- parce qu’il revient à accorder la protection de la société à une partie des victimes en fonction de leur sexe, et à la refuser à l’autre partie ;
- parce qu’il revient, toutes les victimes de violences étant posées comme appartenant au même sexe, à stigmatiser les personnes de l’autre sexe comme les seules responsables de ces violences.

Ils demandent à l’ensemble des décideurs concernés (parlementaires, ministres, Président) de mettre fin à cette dérive et de veiller désormais à ce que les politiques de lutte contre les violences soient mises au service de toutes les personnes indépendamment de leur sexe, autrement dit qu’elles soient désexuées.

Manifeste pour la désexuation des politiques de lutte contre les violences (France)

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 07:52

Les hommes battus, une réalité méconnue

          "Une trentaine d’hommes meurent chaque année sous les coups de leur conjointe. Les femmes demeurent cependant les premières victimes des violences conjugales.

          Après les coups, la honte. Du haut de ses 44 ans, Olivier n’évoque son passé de victime que depuis peu. Le simple fait d’avoir accepté, pendant deux ans, insultes et violence de la part de son épouse l’a longtemps plongé dans le désarroi. « Tout a commencé de manière anodine en 2006, par des vannes, des railleries », précise-t-il, comme pour mieux justifier le déni dans lequel il s’est ensuite enferré.

          De plus en plus dénigré, il s’est trouvé désemparé face aux premiers accès de violence de son épouse. « J’encaissais les coups de pied, les coups dans le dos, entre les jambes, mais comme tout cela faisait suite à la naissance de nos deux enfants, je le mettais sur le compte des hormones, sur le manque de réalisation professionnelle de ma femme aussi. J’attendais que ça passe. » Jusqu’au déclic. « Après trois semaines d’hospitalisation pour un grave problème cardiaque, ma femme m’a lancé que “j’aurais mieux fait de crever”. Là, j’ai ouvert les yeux. »

110 000 hommes victimes de violence conjugale en 2008

          Si les hommes restent encore très frileux à l’idée d’évoquer ce que peut leur faire endurer leur épouse, certains chiffres parlent d’eux-mêmes. Ainsi, en 2008, pas moins de 110 000 hommes ont été victimes de violence conjugale selon l’Observatoire national de la délinquance (OND), un chiffre élevé même s’il reste trois fois moins important que celui visant les victimes féminines. Cette même année, 157 d’entre elles sont décédées sous les coups de leur conjoint.

          Ce qu’on sait moins, c’est que 27 hommes sont décédés dans des circonstances similaires, un chiffre stable par rapport à l’année précédente. « C’est vrai qu’un homme qui meurt tous les quinze jours, c’est beaucoup… mais nous sommes réticents à communiquer autour de ces cas, car cela renverrait dos à dos les deux sexes », reconnaît une travailleuse sociale..." [Marie Boëton - 22 août 2010]

 

          Le psychologue Yvon Dallaire (1) donne l’analyse suivante : « Les femmes battues rencontrent beaucoup de difficultés à témoigner mais, une fois ce cap passé, la société les plaint et leur vient en aide. À l’inverse, l’homme battu perd, au moment où il se confie, son identité de “mâle”. Pour le dire vite, la femme gagne un statut de victime au moment où elle porte plainte, alors que le conjoint battu perd, lui, son statut d’homme viril. »

 

          Dominique, 50 ans, habitant Clermont, garde un goût amer des coups encaissés, mais aussi de la passivité de son entourage proche. « Personne ne m’a conseillé de me plaindre aux services sociaux ou à la police. Mes amis sont restés muets comme si, à leurs yeux, un homme n’était pas une victime à part entière. »

 

          Il n'a pas été plus écouté par les gendarmes « Un soir, j’ai couru à la gendarmerie pour déposer une main courante. Eh bien, les gendarmes m’ont reçu sur le perron en me faisant comprendre qu’il ne servait à rien d’entrer au commissariat, qu’une plainte serait déplacée. Quant à l’assistante sociale que j’ai rencontrée quelques jours plus tard, elle a eu du mal à se retenir de rire en écoutant mes déboires. »

 

          Olivier témoigne également « J’ai expliqué aux policiers que lorsque je me prenais des coups, j’allais occuper un autre appartement que nous possédions dans l’immeuble et j’ai bien compris que, pour eux, cela s’apparentait à un abandon de domicile conjugal… ça m’a écœuré. »

 

          Pour pallier l'insuffisance des pouvoirs publics, des équipes se mobilisent. "SOS Hommes battus" a vu le jour, une petite association "Entre Femmes" de Denain (Nord) accepte de recevoir aussi les hommes, conscientes du problème. Malgré cela, aucun centre spécialisé n'existe en France. Alain Legrand lui-même, psychologue et psychanaliste, président de la Fédération nationale des associations et des centres de prise en charge d’auteurs de violences conjugales et familiales (Fnacav) excuse son action en expliquant « Ces centres n’existent pas en France, car on a déjà trop peu de moyens pour accueillir toutes les femmes… »

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 09:00

 

Répartition des ressourcesStop aux violences conjugales

 

La répartition des ressources est un domaine où il existe des différences marquées entre les sexes en terme de violence, la femme étant le plus souvent désavantagée et, par conséquent, dispose de moins de pouvoir d'indépendance.

Par ressources, il faut entendre entre autres les ressources financières, la formation professionnelle et le statut social. Par essence même, celui ou celle qui dispose le plus de ces ressources peut exercer le plus de violence en voulant imposer son pouvoir.

La possession des ressources peut aussi être un danger pour l'homme, à la différence de la femme. Si, pendant longtemps les témoignages ont montré que la perte de pouvoir et le risque d'une telle perte pouvait engendré des violences de la part de l'homme, aujourd'hui, les cas où les ressources financières de la femme sont nettement supérieures à celle de l'homme sont légions et les témoignages sont inversés.

Témoignage vivant :

Joséphine se plaint aux gendarmes d’avoir perdu la moitié de son salaire ; elle justifie, ainsi, son énervement et ses comportements agressifs. Le militaire compatit. Or, comme sa perte de salaire est supérieure à 5 %, non seulement, elle perçoit un complément de sa mutuelle, mais, en plus, sa banque, qui lui a concédé un prêt en 1999, prend en charge les échéances après 91 jours de perte de revenus. Joséphine se retrouve avec des gains mensuels supérieurs à ce qu’elle avait auparavant. Bien entendu, elle se garde bien de le dire devant le gendarme, ému par « la pauvre femme désargentée. »

Après mon audition, le fonctionnaire me demande si je connais le salaire exact de Joséphine : « 5.000, 6.000 F ? » me dit-il. Quand je lui réponds qu’elle gagne 12.000 F par mois avec les indemnités, il n’en revient pas. Je rajoute : «Dans notre communauté conjugale, elle participe selon ses revenus, comme le stipule la loi. Le pourcentage de sa participation est de 68 %. Le mien étant de 32 %. Ce qui veut dire qu’elle a un salaire supérieur à deux fois le mien. Qui doit se plaindre ? »

L’objectif principal de Joséphine semble bien de récupérer un maximum de « fric » ! Elle ne cesse de voler, cherche à accumuler tout ce qui lui permet de s’enrichir : les bagues en or, les objets en bronze, en étain, les cuillères en argent… Elle me reproche même, d’être l’héritier de mes parents, tandis qu’elle n’a pas eu d’héritage. Que lui dire quand elle se plaint d’avoir dû participer aux frais de la maison de retraite de sa mère ?

à suivre in « Le harcèlement moral » de Marc Robert CONSTANT

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 06:09

Des mères violentesUne femme n'est pas seulement une épouse ou une compagne, la nature a voulu qu'elle soit aussi celle qui porte les enfants. Certaines ont une façon très particulière de ne pas vouloir mettre au monde d'enfants, on appelle cela un déni de grossesse.

Bien que la France et de nombreux pays au monde aient mis au point une série de mesures permettant d'aider les couples et les femmes dans leur procréation, certaines femmes (n'accusons pas leur conjoint d'être leur complice !) ont des méthodes très expéditives de ne pas vouloir leur enfant : les tuer ou les abandonner.

Les expertises vont déterminer leur état mental car il y a de réelles questions psychologiques et psychiatriques qui doivent être posées.

Junko, une japonaise de 34 ans a étranglé sa fille qui était son souffre douleur ...

 

 

 

A Mulhouse, un petit bébé de deux mois a été abandonné dans sa poussette ...

 

 

 

A Excenevex, le corps momifié d'un nourrisson a été découvert dans un jardin devant une maison vide ...

 

 

 

 

Une mère tueuse se ravise

 

Une mère désespérée a tenté vendredi à Appenzell de tuer ses deux enfants et de se suicider avant de se raviser.

Après avoir usé de médicaments en surdose, elle a appelé les secours. Tous trois ne se trouvent plus en danger de mort. Une enquête pénale a été ouverte contre la femme. La mère a donné l’alerte vendredi à la mi-journée. Deux hélicoptères et une ambulance ont alors transporté les trois personnes à l’hôpital. « La femme et les deux enfants se portent bien, compte tenu des circonstances », a indiqué hier le ministère public d’Appenzell Rhodes-Intérieures. « Ils ont eu beaucoup de chance », a confié le procureur Herbert Brogli. « La dose de médicaments administrée aurait sans doute tué les deux enfants et leur mère. »

Cette dernière n’a pas encore pu être entendue. Invoquant la protection de la personnalité, le procureur a refusé de préciser l’âge de la femme et de ses enfants.

12 juillet 2010 – Le Matin.ch



Où commence la maltraitance ?

 

Témoignage d'Elona Gay.

« J'ai été mariée. J'ai attendu un an et demi avant d'être folle de joie devant mon test de grossesse.

« Au septième mois, séparation, puis à l'accouchement, essai de remettre le puzzle en place pour finalement se séparer définitivement alors que notre bébé avait trois mois. Ma fille. Je l'aime. Et pourtant, je la grondais puis je lui hurlais dessus. Je lui donnais des tapes, puis je lui donnais des claques. Ça allait crescendo avec les années.

« Petite, elle ne mangeait pas beaucoup et pas seule. Je lui donnais encore à quatre ans son repas. Quand elle ne voulait pas manger, je criais. Je tapais. Quand elle avait fait une bêtise pareille. Même pour une maladresse je lui donnais une claque. A l'école elle a commencé à reproduire le même schéma. Elle était agressive avec les camarades. Pour les devoirs, je ne supportais pas qu'elle ne comprenne pas rapidement. J'expliquais une fois. La deuxième fois, c'était déjà en grinçant des dents. La troisième fois j'explosais. Les claques. Pour un mensonge, un retard, un oubli, j'étais sur les nerfs. Ma fille en prenait plein la g...

« Vers ses huit ans, je me suis un peu calmée. J'ai rencontré mon compagnon. Je dirai que c'est aux environ de ses onze ans que je ne levais presque plus la main sur elle. Presque. C'était déjà un progrès...

« Maintenant... La culpabilité. La souffrance. Et si c'était de ma faute. De ma faute si, à 17 ans, elle va si mal ?

« J'ai vu mes parents se déchirer, s'engueuler, se crier des horreurs, se taper dessus. Après la naissance de ma fille, une grosse dispute a fait que (mon mari) a levé la main sur moi. C'était la première et la dernière fois. J'ai filé chez l'avocat. Je ne voulais pas que ma fille vive ce que j'avais vécu. Mais je lui ai fait vivre autre chose !

« Ma fille a vu des spécialistes. Contre son gré. Je voyais qu'elle allait mal, et je voulais qu'elle consulte. Au bout d'un certain temps elle a laissé tomber. Et moi aussi. A quoi bon, elle ne se confiait pas. Depuis peu de temps, c'est sur sa demande qu'elle voit un pédopsy...

16 novembre 2007

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 06:30

On peut être un homme des Balkans et être battu par sa femme

CUPRIJA - Il en a coûté à Dusan Stojkovic de reconnaître avoir été battu par sa femme, dans un pays comme la Serbie où, comme dans le reste des Balkans, le modèle de l'homme doit être plutôt celui du macho ordinaire, mais il a fini par s'y résoudre pour demander protection.

Dusan a rejoint le Centre d'accueil pour les hommes victimes de violences conjugales, le premier du genre en Serbie, ouvert à Cuprija (centre) en juillet 2009 par l'organisation non-gouvernementale "Sécurité masculine". Sept hommes résident actuellement dans ce Centre.

"Je dois être le premier homme dans les Balkans à reconnaître avoir été battu par sa femme", admet Dusan, un homme d'une cinquantaine d'années. "Ma femme et ses deux filles me battaient avec des battes de base-ball", poursuit-il en fouillant d'une main tremblante les documents de son épais dossier judiciaire.

Selon lui, elle l'a fait pour l'accuser lui de violence conjugale et pouvoir s'emparer de ses biens. Il a souffert des blessures sérieuses et ressent à ce jour les conséquences de l'agression. Et le plus dur de l'affaire, explique Dusan, c'est qu'il lui a fallu des mois pour prouver que c'était lui la victime. Il a même été emprisonné pendant deux mois -- suite aux accusations de sa femme -- avant d'être relaché, mais avec interdiction de s'approcher de sa maison.

Son domicile, son centre d'élevage de chiens, tous ses biens sont restés à sa femme. "Tout cela résulte du refus des tribunaux de reconnaître que la violence conjugale contre les hommes existe aussi", estime Verica Zivanovic, une juriste qui aide l'organisation.

Agence Angola Presse

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 14:17

Homme-battu.jpg

Je reprends ici un article paru dans "La Voix du Nord" du Jeudi 5 août 2010, sous la plume de Anne-Gaëlle Besse. Car l'événement est assez rare pour qu'une communication intense en soit faite.

Lien à copier dans la barre de navigation : [ http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Autour_de_Valenciennes/Le_Denaisis/2010/08/05/article_elles-se-mobilisent-contre-les-violences.shtml ]

" " En lançant un appel pour un local accueillant les femmes et enfants battus, l'association Entre Femmes, née au faubourg Duchateau, ne s'attendait pas à être contactée par des hommes victimes de violences conjugales. Ils déplorent notamment que les policiers préfèrent croire leur conjointe, qui les a appelés en se prétendant victime. Entre femmes tend donc la main à ces hommes, qui ont d'abord besoin d'une écoute.

" " À l'espace Descartes, le lundi, le local de l'association Entre Femmes est plus habitué aux bruits de machines à coudre et aux confidences défouloir sur les hommes. C'est pourquoi Houria Selama est tombée des nues : après l'article où l'association qu'elle préside faisait part de son désir de trouver un local pour les femmes et les enfants battus (notre édition du 23 juin), ce sont des hommes qui l'ont appelée. « Sous couvert d'anonymat », ils ont raconté les violences que leur faisaient subir leurs conjointes. « Ce sont des jeunes papas qui vivent avec des hystériques », lance-t-elle sans s'embarrasser de précautions oratoires. C'est souvent la même histoire qui revient : « Ce sont des femmes qui se sont retrouvées en France parce qu'elles avaient épousé de jeunes papas issus de la 3e génération d'immigration maghrébine. Elles croient que tout leur est permis. Nous avons assisté à des scènes de ménage très violentes. » Et les conjointes appellent la police, se disant victimes de violences conjugales. Les forces de l'ordre sont de plus en plus sensibilisées à ce problème : en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. « Il devrait y avoir des enquêtes plus approfondies avant de mettre de jeunes pères en garde à vue. Il faut arrêter de dire que ces femmes sont malheureuses : d'accord, elles viennent d'arriver, mais elles gèrent tout dans le ménage, c'est elles qui ont la carte bleue. »

" " Houria Selama cite l'exemple d'un homme que sa femme a mis dehors une semaine entière, sans un sou. « Les épouses soumises des fondamentalistes musulmans, c'est seulement à la télévision, prévient-elle. Je connais des femmes voilées qui sont toujours avec leur mari, mais qui décident de tout dans le foyer. » Choquée, l'énergique présidente de l'association a donc décidé de proposer son aide à ces conjoints en difficulté. « Bien sûr qu'il faut porter plainte, mais nous, nous proposons d'abord de venir parler, car c'est très difficile, pour un homme, de dire qu'il se fait battre par sa femme. »

" " C'est pourquoi l'association a décidé d'ouvrir ses portes aux hommes, le lundi, lors du rendez-vous réservé habituellement aux femmes." "

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:00

  Depuis quatre jours, toute la presse en parle, mais l'angle sous lequel la violence est exercée est très inhabituel. C’est un cas typique qui mérite d’être qualifié de la façon qu'il convient. Il s'agit bien évidemment de la violence conjugale physique primaire, d'une violence psychologique manifeste, de la volonté de domination la plus évidente, et d'une cruauté frisant le plus bas instinct animal. De plus, l'abus de faiblesse est caractérisé et la spoliation indéniable.

Cette affaire fait la une mais personne ne mentionne la violence conjugale. Parce que la victime est un homme ? En sens inverse on aurait déjà vu des mouvements féministes s’en emparer et en faire un exemple. Mais là, rien ! Etonnant ! Stupéfiant !

Est-ce parce que le couple est atypique : 40 ans de différence d’âge ? Mais c’est leur choix. Lui n’imaginait pas qu’il lui adviendrait une telle mésaventure puisque c'était leur contrat réciproque. Malgré les soupçons d’intérêt qu’il aurait peut-être dû nourrir à l’égard de cette femme, il y a cru. Les hommes sont parfois bien naïfs ! Mais aussi les femmes bien retors !

L’homme confirme qu’il a été battu par sa femme, mal nourri et humilié. «"Elle me battait pour me punir. Elle me prenait pour un domestique", a-t-il témoigné. Pendant un an, cet homme a vécu un calvaire, enfermé dans une minuscule buanderie, séquestré par une partie de sa famille qui le violentait et le sous-alimentait. Malvoyant depuis plusieurs années, il a désormais complètement perdu la vue du fait de ses conditions de vie déplorables.

D'importantes sommes d'argent lui appartenant auraient par ailleurs été détournées. Interpellée mercredi, son épouse a été placée en détention provisoire vendredi à la maison d'arrêt de Versailles, près de Paris. (ATS)»

Il y a donc violence physique allant jusqu’à la séquestration.

Il y a violence psychologique avec humiliation et volonté de contrôler et soumettre, donc de domination.

Il y a la cruauté d’agir avec son amant sous les yeux de son mari.

Il y a l’abus de faiblesse, l’homme ne pouvant physiquement se défendre de par son âge mais aussi à cause d’un handicap: il est malvoyant.

Enfin il y a spoliation car il est dit que l’épouse aurait détourné d’importantes sommes d’argent (500'000€) à son profit depuis un an. L’étape suivante était le meurtre.

On est bien devant un cas extrême de violence conjugale commis par l’épouse. C’est une circonstance aggravante aux violences simples et séquestration.

2010-08-02 Séquestration d'octogénaire

2010-08-04 Octogénaire-violenté

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 18:41

La justice s'exprimera en expliquant le geste de l'épouse : a-t-elle donné le coup pour se défendre d'être étranglée ou a-t-elle donné le coup pour le tuer ? Si le médecin légiste ne peut se prononcer, c'est que le doute est permis. Or comme le doute doit profiter à l'accusée, elle est innocente. Mais peut-elle être innocente d'avoir tué son mari ?

Son entourage savait que la situation conjugale était conflictuelle. Les voisins avaient entendu à plusieurs reprises des éclats de voix.

2010-07-12_Elle-a-tue-son-compagnon.jpg

 

Pourquoi la justice n'intervient-elle pas pour protéger les couples ? Même lorsqu'un des conjoints se plaint, les appels ne sont pas entendus, ni enregistrés. C'est la sempiternelle réponse : « Partez, allez à l'hôtel ! Divorcez ! ... »

En attendant, la situation s'éternise. Car l'un ne veut pas quitter la maison ... l'autre veut conserver le salaire du mari ... la 3e veut garder les enfants ET la maison ... voire même l'amant en plus !

Pourquoi faut-il toujours que la police ou la justice intervienne lorsqu'il est trop tard ?

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 06:52

Reprise intégrale de l'article de Wikipedia :

"Dès 1977, la sociologue américaine Suzanne Steinmetz crée le concept de « mari battu », ultérieurement remplacé par celui d'« homme battu ». Dans une étude de 1980 (Behind Closed Doors - Violence in The American Family), comprenant une enquête de victimisation, Strauss, Gelles et Steinmetz affirment que les femmes commettent la moitié des violences physiques domestiques. Selon eux, les hommes causent plus de dommages directs aux femmes, mais les femmes qui utilisent des armes peuvent provoquer des blessures très graves. Suzanne Steinmetz a écrit : « Le crime le plus sous-estimé n'est pas la femme battue, mais le mari battu. »

Dans le monde francophone, plusieurs enquêtes de victimation vont dans le sens de l'équivalence quantitative des violences conjugales. Pour le Canada, c'est le cas de l’ESG, menée en 1999 et en 2004. En Suisse, c'est le cas d'une enquête d'enseignants de l'Institut de la famille de Fribourg, Guy Bodenmann et Barbara Gabriel, en 2002. Elles aboutissent à des évaluations analogues : de 1 à 2% de victimes pour chaque sexe durant l'année précédant l'enquête.

Une série de témoignages sont disponibles dans la thèse d'une travailleuse sociale suisse, Sophie Torrent, intitulée L'Homme battu, et dans La Cause des hommes de Patrick Guillot. Un recensement d'études sur la violence conjugale féminine est disponible dans La violence faite aux hommes du psychologue québécois Yvon Dallaire.

En France, l'enquête française BVA/L'Express de juin 2005, posant à des hommes les mêmes questions concernant les violences psychiques que celles posées à des femmes par l'enquête ENVEFF, aboutit aux mêmes résultats.

La première enquête Cadre de vie et sécuritéde l'OND, portant sur les années 2005-2006 et publiée en 2007, évalue à 0,7% la proportion d'hommes violentés, ce qui équivaut en population à 120 000. La même enquête pour 2007-2008 l'évalue à 0,4% soit 110 000.

Pour 2007, la gendarmerie comptabilise 2317 faits constatés de violence conjugale contre des hommes, soit une augmentation de 39,3% sur un an, la police n'étant malheureusement pas en mesure de fournir son propre comptage. Ce chiffre est très en dessous du chiffre réel des violences, car la plupart des hommes concernés n'osent pas porter plainte, pour plusieurs raisons : les services d'aide, comme le 3919, sont officiellement présentés comme réservés aux femmes; ils ont peur de ne pas être crus ou d'être ridicules; ils craignent de subir une plainte reconventionnelle de la part de leur conjointe à laquelle sera accordée une bien plus grande crédibilité; ils craignent de provoquer une séparation conflictuelle, qui impliquerait la perte de contact avec leurs enfants, dont la mère a toutes les chances d'obtenir la résidence principale. (Voir SOS Papa, par Michel Thizon)

Au point de vue homicides conjugaux, il meurt, selon l'enquête conjointe de la police et de la gendarmerie portant sur 2003-2004, un homme tous les seize jours, et selon l'enquête portant sur 2006 et publiée par le ministère de la Parité, un homme tous les treize jours.

Malheureusement, un certain nombre de violences graves perpétrées contre les pères par les mères dans les couples en situation de divorce ne sont pas comptabilisées comme "violences conjugales". Il s'agit notamment des fausses accusations de violences physiques ou sexuelles à l'encontre des enfants, du délit de non-représentation des enfants très peu sanctionné en France lorsqu'il est le fait d'une mère, de l'aliénation parentale des enfants, des déménagements à longue distance rendant difficiles le droit de visite du père.

Ajout à l'article ci-dessus :

Statistiques :

En 2006, une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France.

47 573 faits ont été enregistrés par la gendarmerie et la police, ce qui constitue une hausse de plus de 30% par rapport à 2004 (36 231), mais pas une augmentation du nombre de cas : il y a plus de déclarations qu'avant (encouragées par la police et la justice), et il y a une nouvelle définition de la violence conjugale qui inclut désormais les violences faites par un ancien conjoint.

En 2006, 137 femmes sont mortes des coups portés par leur compagnon

En 2006, un homme meurt tous les dix jours de violences conjugales en France.

Mais l'enquête de victimation révèle aussi que 127 000 hommes sont victimes de violences exercées par leur conjointe, soit 0,7% de l'ensemble des hommes âgés de 18 à 60 ans pour la même période. Or, seulement 2 317 plaintes ont été enregistrées pour de tels faits, les hommes renonçant encore plus que les femmes à déposer une plainte.

Ce qui signifie qu'un peu plus du quart des faits de violences conjugales sont exercés sur des hommes.

En 2006, 37 hommes mouraient, tués par leur conjointe.

[Source : Office National de la Délinquance mis en place par Nicolas Sarkosy, alors ministre de l'Intérieur, en 2003. L'OND a publié dans son bulletin mensuel du 8 juillet 2008 le recensement du nombre de cas de violences conjugales. Parmi les violences recensées, il y a les violences physiques (coups, mutilations, agressions sexuelles, séquestration, meurtres), psychologiques (insultes, chantages, menaces, humiliations) et autres (vol, destruction, confiscation etc.). ]

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 10:00

 

2010-06-30 DL Violences conjugalesLe Parlement adopte définitivement le texte contre les violences conjugales, porté par la droite comme la gauche. 

Contrairement à ce que souhaitaient certaines catégories de féministes convaincues, telles que la socialiste Danielle Bousquet, co-auteure de la proposition, qui a critiqué le changement d'intitulé, soulignant qu'"ainsi, on ne respecte pas notre volonté de vouloir pénaliser une violence de genre".

Ainsi, elle était prête à légiférer de façon catégorielle, pour sa chapelle, en faisant fi des morts masculines et des atteintes faites aux hommes. Cela n'est pas respectueux de sa fonction de députée !

L'Assemblée a voté à l'unanimité la proposition PS-UMP sans apporter de modification à la version adoptée la semaine dernière par le Sénat afin de ne pas retarder l'adoption définitive du texte.

Outre une "ordonnance de protection" pour les victimes, figurent parmi les mesures les plus innovantes du texte la création d'un délit de "violence psychologique".

Les députées, majoritaires mardi dans l'hémicycle alors qu'elles ne sont que 18% à l'Assemblée, ont reconnu "des avancées importantes". Nombre d'entre elles, surtout les députées de gauche, ont cependant regretté des dispositions "restrictives" apportées par les sénateurs.

Les sénateurs, pour tenir compte des violences conjugales exercées aussi parfois à l'encontre des hommes, ont changé l'intitulé du texte par : "Proposition de loi relative aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants", mettant ainsi un terme, espérons-le, à la misanthropie des féministes pures et dures qui nient les atteintes aux hommes.


29 commentaires à lire : http://www.20minutes.fr/article/582023/commentaires/1 

 

 

Signer la pétition : Manifeste pour la désexuation des politiques de lutte contre les violences

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  • : Le blog d'un écrivain savoyard
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  • : Activité littéraire de l'auteur. Activité des collectionneurs philatélistes, timbrés, cartophiles, génalogistes,... des Sources du Lac d'Annecy - Pays de Faverges (Haute-Savoie). Le contenu de ce site est protégé par un droit d'auteur. Cependant il est autorisé de réaliser des copies pour votre usage personnel en y joignant un lien et après autorisation préalable de l'auteur.
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  • Pajani Bernard-Marie
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges.
Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.
  • J'ai parcouru tout le territoire savoyard, d'Ugine à Thonon, en passant par Faverges, La-Roche-sur-Foron, Bonneville, Albertville, Sevrier, Annecy pour revenir à Faverges. Je suis aussi à la recherche des camarades des classes fréquentées.

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